Dans une étude publiée dans la revue "Nature", des chercheurs de l’Université de Nouvelle-Galles du Sud (Australie) ont vérifié une théorie émise... en 1961 : il est possible de contrôler le noyau d’un atome en utilisant des courants électriques. Cette découverte devrait considérablement transformer les calculateurs et capteurs quantiques.
Les dispositifs quantiques actuels utilisent des ondes magnétiques. Elles orientent le spin des électrons, leur état quantique, pour capter, traiter et stocker des informations. Mais leur génération demande de forts courants électriques et des aimants puissants. Le fait de les remplacer par des ondes électriques – générées par une électrode – devrait permettre de créer des capteurs à la sensibilité exacerbée, mais aussi d’étudier des questions fondamentales de physique quantique. Le tout grâce à un simple dispositif électronique fait de silicium, contrôlé par une électrode à faible voltage.
Cette découverte majeure est le fruit d’un heureux hasard. Alors que les chercheurs tentaient de maîtriser le spin d’un atome d’antimoine, un élément chimique proche de l’arsenic, l’antenne magnétique qu’ils utilisaient a dysfonctionné. Face à une réaction particulière de l’atome, et après un moment d’incompréhension, ils se sont aperçu que l’antenne ne générait plus d’ondes magnétiques, mais des ondes électriques. Et qu’ils avaient bouleversé la physique quantique.



