Après avoir vendu plusieurs calculateurs quantiques, Quandela s’attaque au défi majeur du secteur : la correction d’erreur. Dans sa nouvelle feuille de route, la start-up francilienne se donne jusqu’en 2028 pour développer « des machines de suffisamment grande échelle pour atteindre une utilité quantique », indique Valérian Giesz, son directeur général.
L'aide précieuse du CNRS
Elle va pour cela s’appuyer sur le prestigieux Centre de nanosciences et de nanotechnologies (C2N) du CNRS. Là où l’équipe de la cofondatrice Pascale Senellart avait déjà développé le générateur de photons uniques à la base de l’ordinateur quantique de la start-up. «Nous allons utiliser des clusters photoniques pour démontrer de premiers qubits logiques [une unité de calcul immunisée contre les erreurs] à partir de 2025, explique Valérian Giesz. Ces états de clusters ne sont pas une chimère : ils ont été démontrés par le groupe de Pascale Senellart dans “Nature Photonics”.»
Les clusters photoniques sur lesquels compte s’appuyer Quandela sont constitués d’un groupe de photons intriqués les uns aux autres. Une étape que réussit déjà la start-up grâce à sa source de photons. «Personne n’a encore fait de qubit logique en Europe et nous sommes très motivés pour être les premiers», prévient Valérian Giesz. Pour cela, la deeptech espère lever de 100 à 150 millions d’euros.

Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3736 - Novembre 2024



