Portée par son pôle volaille Galliance, la coopérative Terrena améliore sa rentabilité

La coopérative Terrana, connue pour des marques comme le Père dodu ou la Nouvelle agriculture, a présenté un chiffre d’affaires en légère hausse lors de ses résultats annuels ce 24 avril. La rentabilité s’améliore en revanche significativement avec un Ebitda qui grimpe à 166 millions d’euros, porté par la bonne tenue de sa branche volaille Galliance.

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Galliance
Terrena progresse tiré par la bonne performance de Galliance.

Un chiffre d’affaires quasi stable, une rentabilité qui progresse : la coopérative Terrena, qui fédère 19000 agriculteurs ainsi que les outils industriels qui lui permettent de produire des marques comme le Père dodu ou la Nouvelle agriculture, a présenté ses résultats annuels 2023 ce 24 avril. Son chiffre d’affaires flirte avec les 5,5 milliards d’euros, une progression d’à peine 100 millions d’euros par rapport à 2022.

Ebitda en hausse de 31 millions d'euros

La rentabilité de la coopérative a progressé plus nettement. L’Ebitda grimpe à 166 millions d’euros, une progression de 31 millions d’euros. «Cette progression provient à moitié de nos activités agricoles et de nos activités aval, notamment en volaille», indique Alain le Floch, le directeur général de Terrena. L’activité industrielle de Galliance, sa branche volaille, a clairement participé de cette performance avec un Ebidta dans le vert autour de 50 millions d’euros.

«Nous améliorons notre performance industrielle depuis trois ans, détaille Alain Le Floch. Le taux d’engagement de nos usines progresse, nous avons simplifié nos gammes. Les activités de poulet standard se tiennent bien, tout comme les activités de vente de volaille à d’autres industriels, par exemple pour faire des sandwichs. En revanche, nous constatons un effondrement des productions bio.» Cette performance a été obtenue aussi grâce à une meilleure gestion de la grippe aviaire en amont, souligne la coopérative.

Risque de défaillance industrielle en bovin viande

La division consacrée à la viande bovine, elle, est en difficulté. «Pour Elivia, le phénomène est inverse, avec un Ebitda proche de 0, pointe Alain Le Floch. La difficulté de l’activité bovine est que le prix des animaux a augmenté, une bonne nouvelle pour les éleveurs, mais le reste de la filière n’a pas réussi à répercuter les coûts liés à ses matières premières industrielles. Il est difficile de faire passer les hausses autres que celles liées à la production agricole. Les volumes sont soutenus, mais pas les marges.»

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Résultat : «La grande majorité des entreprises de transformation de viande bovine n’ont pas pu accorder de hausses de salaires. Les activités sont sous pression. On peut s’attendre à des défaillances d’entreprises dans le secteur, alerte le dirigeant. La situation n’est plus tenable. »

Au final, le résultat net de Terrena pointe à 31,4 millions d’euros, soit presque le double que pour 2022. «Les résultats de la coopérative sont bons car nous avons regagné des parts de marché», souligne Olivier Chaillou, le président de la coopérative. Terrena annonce maintenir des investissements stables sur 2023 et 2024, autour de 100 millions d’euros. Une enveloppe notamment consacrée à la rénovation et la création de nouvelles capacités de stockage de céréales pour les coopérateurs, un plan à 180 millions d’euros sur huit ans lancé cette année. Aucun investissement industriel majeur n’est pour l’instant annoncé ou n’a été réalisé en 2023 - le nouvel abattoir d'Ancenis (Loire-Atlantique) est compté au titre de l'exercice 2022.

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