Une machine à laver le linge qui diminue de 50% la consommation de lessive, tout en garantissant un lavage efficace dès 30°, avec un temps de lavage réduit de 30% : voici l'argumentaire de Paredes, une entreprise spécialisée dans l'hygiène propreté, qui met sur le marché un boîtier d'ozonisation de l'eau, Paredes Blue Lab Laundry.
L'industriel vient d'inaugurer, le 8 juin, un nouvel atelier sur son site historique de Genas, près de Lyon (Rhône), où sont assemblés ces générateurs d'ozone qui se branchent sur l'alimentation en eau des machines à laver. Grâce à un investissement de 1,5 million d'euros, cette ligne de production devrait être en mesure de fabriquer jusqu'à 4 000 unités par an, et environ un millier dès 2023. Paredes a investi 1,5 million d'euros dans Paredes Blue Lab, pas seulement dans la ligne de production mais également dans l'achat de Vitale Source France et l'aménagement du site de production.
Paredes, fournisseur des centrales d'achat de la santé et des collectivités (Uniachat, UGAP), des sociétés de propreté (GSF, Onet) et des industriels (Danone, Nestlé, Biomérieux, Sanofi, Total, Derichebourg), a acquis cette technologie l'an passé en reprenant Vitale Source, une start-up de Saint-Cyprien (Pyrénées-Orientales), qui a inventé et breveté cette solution.
Un dossier AMM requis
«Un drap dans un Ehpad est lavé entre 80 et 90°. Paredes Blue Lab permet d'abaisser la température à 30 ou 40°, ce qui génère des économies d'eau et d'énergie de l'ordre de 40%», compare François Thuilleur, PDG de Paredes, qui a placé 150 appareils auprès du groupe d’Ehpad Domidep.
Utilisée en eau de lavage, elle peut aussi contribuer à désinfecter un sol, sans ajout de détergent. «Les propriétés virucides et bactéricides restent efficaces pendant huitheures en laboratoire. Nous testons actuellement la bonne façon de conserver cette eau ozonée dans les conditions du quotidien pour un lancement au premier trimestre 2024», explique François Thuilleur.
Comme cette solution de désinfection requiert une AMM (Autorisation de mise sur le marché), il a fallu monter un dossier auprès de l'Anses, autorité de tutelle des dispositifs médicaux. Pour la commercialisation, Paredes a choisi la formule de location plutôt que la vente, afin de conserver la main sur la maintenance, puis le recyclage des boîtiers. 16 techniciens ont été dédiés au service après-vente pour l'ensemble du territoire.
Cette nouvelle activité de générateurs d'ozone renforce l'usine Paredes de Genas, qui fabrique déjà des draps d'examen pour les hôpitaux, des essuie-mains, du papier toilette, et depuis quelques mois une ligne de production de savon liquide désinfectant. Cette ETI de 650 salariés et 215 millions d'euros de chiffre d'affaires dispose d'une autre usine à Lucques (Toscane) en Italie, ainsi que 100 000 m² d'entrepôts. Le plus récent est à Bréal-sous-Montfort (Ille-et-Vilaine), où 6 millions d'euros sont investis pour développer 6 000 m² de stockage. L'inauguration aura lieu en octobre.



