[Made in France] Un masque à la durée de vie illimitée conçu par des PME de Haute-Savoie et Saint-Gobain

Alors que plusieurs médecins appellent à rendre obligatoire le port du masque dans tous les lieux publics clos, en réponse à une légère reprise du nombre de personnes infectées par le coronavirus en France, gros plan sur un projet original. Un masque Made in France sans limite de réutilisation conçu en Haute-Savoie par les PME Precise France et Nanoceram, avec l'aide du spécialiste des matériaux Saint-Gobain.

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Precise France et Nanoceram développent un masque transparent à filtration céramique durable.

Avec le déconfinement, une nouvelle plaie apparaît : les masques jetés sur le trottoir. En réponse, deux PME de Haute-Savoie – Precise France, à Peillonnex, et Nanoceram, à Marnaz – développent une solution plus durable : Precimask, un masque basé sur un système de filtration à particule en céramique. Celui-ci peut être stocké 30 ou 40 ans, sans perte d’efficacité, selon ses concepteurs.

Céramique intégrée sous forme d’une mousse

Déjà utilisée pour les filtres à particule des pots d’échappement et pour la filtration de l’eau, la céramique est intégrée sous forme d’une mousse à l’intérieur des valves du masque. Elle est ici virucide et bactéricide grâce à un catalyseur métallique, un revêtement qui permet de « fatiguer » le virus. Brevetée, cette solution peut être adaptée pour fabriquer des masques avec des niveaux de classification allant de FFP1 à FFP3. La céramique a été conçue avec Saint-Gobain Research Provence, à Cavaillon (Vaucluse), spécialisé dans les matériaux innovants.

Structure en plastique rigide (polycarbonate) et lacets en silicone, les matériaux utilisés sont stables dans le temps, facilement nettoyables et 100 % français ! Même la partie en céramique serait nettoyable à volonté. Outre sa durée de vie, ce masque a l’avantage d’être antibuée et transparent pour dévoiler les expressions du visage, alors que les masques chirurgicaux posent problème aux personnes malentendantes. Après avoir imprimé leur prototype en 3D, les sociétés travaillent sur les moules pour produire leur masque en présérie cet été, puis en grande série à l’automne. La version grand public pourrait être commercialisée au prix de 100 euros.

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