Il s’agit de la première phase du déploiement de la Maison internationale de la cosmétique, prévue pour ouverture en 2023. A Chartres (Eure-et-Loir), le Beauty Hub vient d’ouvrir ses portes et accueille déjà cinq premières start-up. Créé par Cosmetic Valley, le pôle national de la filière parfumerie-cosmétique, avec le soutien d’entreprises (Yves Rocher, LVMH Recherche, L’Oréal, Aptar, Chanel Parfum Beauté, I3DP, Aircos, Nippon Shikizai et MS Beautilab), le Beauty Hub a pour mission de conforter le leadership français dans l’industrie des cosmétiques en soutenant et en accélérant l’innovation.
Laboratoire de procédés et prototypage
L’infrastructure est implantée dans un ancien collège, réaménagé et mis à disposition par Chartres Métropole pour accueillir la future Maison internationale de la cosmétique. Sur 200 m2, le Beauty Hub propose 12 postes de travail et deux espaces plus technologiques. Le premier, sur 50 m2, est un laboratoire, le Beauty Fab, dévolu au développement des procédés de fabrication, en permettant de tester et de découvrir des machines. Ce laboratoire pourrait aussi servir de démonstrateur pour les équipementiers. Le second espace applicatif, baptisé Beauty Exp, sera dédié au prototypage. Deux imprimantes 3D sont ainsi mises à disposition des jeunes entreprises hébergées pour la création rapide de prototypes.
Six mois d’accompagnement
Beauty Hub permet d’accueillir des promotions de 5 à 10 start-up, pour une période de six mois. Cinq entreprises ont été choisies sur dossier pour constituer la première promotion. Elles doivent avoir été créées depuis moins de cinq ans, disposer d’un business plan et d’un produit prometteur. Sur place, elles bénéficieront d’un accompagnement, notamment de la part de Cosmetic Valley et des neuf groupes partenaires, via des ateliers abordant des thématiques allant de la formulation au marketing, de l’industrialisation aux questions réglementaires, des problématiques de financement à celles de la distribution.
International et levée de fonds
L’objectif est de promouvoir et stimuler l’innovation collaborative, en permettant aux start-up de travailler avec des PME, des ETI, des groupes internationaux et même des laboratoires de recherche. Le Beauty Hub cherchera aussi à ouvrir des fenêtres à l’international. Sont ainsi envisagés des partenariats avec des incubateurs et accélérateurs implantés à l’étranger. Enfin, à l’issue des 6 mois d’incubation, les entreprises auront accès à un comité de financement mixte, public et privé, pour d’éventuelles levées de fonds.
Sur le plan du financement, le Beauty Hub disposera d’un budget de 1,5 million d’euros sur 4 ans. Budget qui sera composé de 40% de financements publics et de 60% de financements privés. Par ailleurs, pour le financement de l’ensemble de la Maison internationale de la cosmétique, qui abritera donc le Beauty Hub, la ville de Chartres a engagé un total de 8 millions d’euros.



