Imposer le leadership nord-américain dans la 6G et au-delà. Telle est l’ambition de l’initiative Next G Alliance lancée par un consortium de 17 opérateurs télécoms et industriels, tous nord-américains, à l’exception du finlandais Nokia, du suédois Ericsson et du sud-coréen Samsung.
Avec cette initiative, les États-Unis entendent prendre leur revanche sur la Chine, qui domine la 5G avec Huawei. L’administration Trump fait de la maîtrise des réseaux mobiles un élément essentiel de souveraineté et de sécurité nationale, au point d’exclure les équipementiers chinois des États-Unis et des pays alliés les plus proches comme l’Australie, le Canada et le Royaume-Uni.
L’Amérique du Nord reste à la traîne dans la 5G. Si elle est présente dans les routeurs avec Cisco, les transmissions optiques avec Ciena, les puces avec Qualcomm et les smartphones avec Apple, elle ne dispose plus, contrairement à l’Europe, la Chine et le Japon, d’équipementiers mobiles. Ses trois grands acteurs dans ce domaine, Nortel, Motorola et Lucent Technologies, ont tous disparu à la faveur des transitions vers la 3G puis la 4G.



