Pour affronter la crise en cours, le cash est clé. La dernière étude de la Coface montre que les entreprises chinoises abordent la période qui s’ouvre avec des trésoreries fragiles. Depuis 2015, leurs délais de paiement s’allongent et la fin de l’année 2019 illustre une situation de plus en plus inconfortable dans certains secteurs.
La part d’entreprises qui acceptent des délais supérieurs à 120 jours a grimpé à 23 % et les délais moyens de paiement constatés varient de 71 à 107 jours. "Certains secteurs, comme l’énergie et la construction, souffrent traditionnellement de surcapacités. D’autres, en particulier l’automobile et l’électronique, ont pâti d’un ralentissement de la consommation des ménages et de la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine", décrypte Julien Marcilly, chef économiste de la Coface.
L’autre signal d’alerte est la part des entreprises dont plus de 10 % du chiffre d’affaires est soumis à des délais de paiement supérieurs à 120 jours. À ce niveau, l’entreprise est en risque. La crise du Covid-19 va aggraver les difficultés et la prévision de croissance de 1 % pour la Chine en 2020 promet une hausse des défaillances.




