Un important incendie a touché la quasi-totalité de l'usine Hazemeyer, fleuron de l'industrie axonaise, installée à Gauchy (Aisne) depuis 1930, en périphérie de Saint-Quentin. Hazemeyer fournit des équipements électriques sécurisés à ses clients, parmi lesquels les Chantiers de l’Atlantique ou l’armée. Le feu s'est propagé le 4 janvier dans la soirée, vers 21 heures. Il est parti de l'entrepôt situé à l'une des extrémités du site.
Malgré l’intervention pendant quatre heures des sapeurs-pompiers, seuls 500 m² sur les 6 900 m² que compte le bâtiment ont pu être préservés. 95 personnes se retrouvent au chômage technique.
Le travail des sapeurs-pompiers a été compliqué par la faible résistance de la charpente métallique. Le feu, dont la cause est encore inconnue, a été maîtrisé aux alentours de 1 heure du matin. Grâce à cette intervention, les locaux administratifs de 1 000 m² ont été protégés. «Il n’y a pas de blessé, il n’y a que des dommages matériels. Toutes les données client, toutes les données informatiques ont été sauvées. C’est, je pense, ce qui a le plus de valeur sur le site. C’est déjà un point positif pour être capable de redémarrer», rassure François Quentin, directeur du site.
Comité de suivi
La société Hazemeyer avait été rachetée en 2007 par le groupe français Comeca, également spécialisé dans les tableaux électriques pour l’industrie. Un comité de suivi regroupant les services de l’Etat, les collectivités territoriales et le groupe Comeca s’est réuni le 5 janvier dans l’après-midi, en sous-préfecture de Saint-Quentin, présidé par Thomas Campeaux, préfet de l'Aisne. Objectif : étudier des solutions pour «permettre la reprise de la production dès que possible», déclare la préfecture. Le maire de Gauchy, Jean-Marc Weber, propose un nouveau site au spécialiste des tableaux électriques "débrochables", conçus pour des installations qui ne peuvent pas s’arrêter (industrie, hôpitaux). «À 500 mètres, il y a des bâtiments qui sont disponibles et qui ont la même superficie que ceux qui ont été détruits. Il y a des bureaux. Et il y a une volonté pour tout le monde de pouvoir reprendre le travail rapidement», ajoute l’élu.



