Pour accompagner la croissance de son activité, le groupe de joaillerie MCGP, créé en 2004, a annoncé son projet d’installer sa future manufacture au Creusot (Saône-et-Loire). «Le marché de la joaillerie était dynamique avant la crise sanitaire, mais a explosé pendant le Covid. On constate une demande très forte sur la moyenne joaillerie» explique Laurent Parruitte, directeur général du groupe. L’entreprise, créatrice et réalisatrice de bijoux de A à Z, enregistre une croissance à deux chiffres et est passé de 250 à 650 collaborateurs entre 2017 et 2024.
La future manufacture d’une superficie d’environ 8 000 m², dont l’investissement n’est pas communiqué par l’entreprise, participera à accroître encore les effectifs. «Dès avril 2024, nous commencerons la formation des personnels sur un site intermédiaire au Creusot et nous déménagerons en janvier 2026 sur le site définitif. Nous débuterons avec au moins 100 personnes que nous aurons formées, mais nous visons 350 collaborateurs en 2027 pour suivre notre développement» détaille Laurent Parruitte. Le groupe MCGP n’entend pas limiter ses recrutements aux diplômés en joaillerie, «dont on manque sur le territoire», note le dirigeant. «Nous accueillerons différents profils que nous formerons» complète-t-il.
Une localisation idéale et un bâtiment écoresponsable
Accompagné par l’agence économique régionale, le joaillier a choisi Le Creusot notamment pour son positionnement géographique. «Nous pourrons aller à pied à la gare pour prendre un TGV jusqu’à Paris où nous avons notre siège et un atelier. Le Creusot se trouve aussi entre nos autres sites, à Moulins (Allier)et à Besançon (Doubs)» insiste Laurent Paruitte convaincu, par ailleurs, par les arguments des élus locaux. «Nous avons constaté qu’il y avait un savoir-faire industriel historique sur le territoire», dit-il.
Pour répondre à la demande de ses clients, installés sur la place Vendôme à Paris et dans ses environs, le groupe investira dans des équipements. «Notre métier reste très manuel, mais nous avons également des machines comme un centre d’usinage sept axes, un poste à polir, une imprimante 3D pour réaliser les prototypes des bijoux en cires», liste le DG. MCGP complétera ses installations avec un four à bande ou encore une machine pour laver les bijoux afin de les délester de la pâte de polissage.
«Nous allons pousser au maximum le développement durable de l’usine, que ce soit à travers les matériaux, la réutilisation de la chaleur fatale, les énergies renouvelables ou encore la réutilisation de l’eau», précise Laurent Parruitte qui vise la certification LEED (une certification des bâtiments durables, ndlr.) à son niveau gold. Par ailleurs, le groupe souhaite mettre l’accent sur le bien-être des salariés en reproduisant le modèle déjà en place sur ses autres sites. «Nous créerons un potager d’au moins 1 500 m² et installerons une salle de sport avec coach», met-il en avant.



