Des molécules capables de capter l’énergie solaire… et de la restituer à la demande. Voici le résultat des travaux publiés dans la revue «Chemical Science» par des chercheurs du CNRS et de l’ENS Paris-Saclay.
«Notre étude démontre qu’une nouvelle catégorie de molécules photochromes est exploitable pour le stockage d’énergie solaire, mais surtout que l’utilisation d’un acide pour jouer le rôle de catalyseur permet d’activer une restitution à la demande de la chaleur», détaille Léa Chocron, doctorante en chimie au Laboratoire de photophysique et photochimie supramoléculaires et macromoléculaires.
Une efficacité à améliorer
Une voie plus prometteuse que les catalyseurs métalliques. «L’acide est très simple à neutraliser avec une base pour obtenir de l’eau. On pourrait effectuer énormément de cycles de charge et décharge sans changer de fluide ni générer de polluants», souligne la première auteure de l’article. Si l’efficacité du système doit encore être améliorée, les chercheurs estiment qu’il pourrait déboucher sur un chauffage solaire fondé sur des molécules circulant dans de l’eau et être expérimenté dans des bâtiments d'ici dix à quinze ans.

Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3736 - Novembre 2024



