Le cloud de confiance démarre avec une polémique

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Logo de S3NS, la coentreprise Thales-Google de cloud de confiance
Le député Philippe Latombe (Modem) pointe les risques posés par S3NS en matière de souveraineté et de protection des données personnelles.

Tirer parti des performances des services cloud des leaders américains tout en protégeant les données face aux lois extraterritoriales. En particulier face au Cloud act, qui autorise le gouvernement américain à accéder aux données hébergées par ses entreprises, même à l’étranger. C’est à cette double ambition que veulent répondre les deux coentreprises de cloud de confiance lancées coup sur coup cet été. Bleu a été créé par Orange et Capgemini en partenariat avec Microsoft, S3NS par Thales et Google.

Avec le même calendrier : une phase pilote avec de premiers clients, puis un véritable lancement en 2024, le temps d’obtenir la certification de sécurité SecNumCloud, délivrée par l’Anssi et permettant de revendiquer le statut de « cloud de confiance ». Sauf que Thales et Google se sont amusés à jouer sur la ponctuation, présentant déjà S3NS comme « Le Cloud. De confiance. Pour la France ». Dénonçant une démarche mensongère, le député Philippe Latombe (Modem) a demandé à l’Anssi et la Cnil d’analyser les risques posés par S3NS en matière de souveraineté et de protection des données personnelles. La certification est loin d’être acquise.

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Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle n° 3710 - Septembre 2022

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