Le CEA s’ouvre à l’innovation collaborative avec Y.Spot

Avec l’inauguration de Y.Spot (prononcer "why spot") le 31 janvier, le CEA ouvre son premier centre d’innovation ouverte. Situé à la frontière de son site de Grenoble (Isère), il va permettre d’accompagner industriels et start-up dans la résolution de leurs verrous technologiques.

 

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Le centre d'innovation ouverte du CEA Y.Spot à Grenoble
Situé à la frontière du site du CEA à Grenoble, Y.Spot va permettre d’accompagner industriels et start-up dans la résolution de leurs verrous technologiques.

Le CEA se lance dans l’innovation ouverte. Avec l’inauguration de Y.Spot (prononcer "why spot") le 31 janvier à Grenoble (Isère), le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives s’ouvre au monde extérieur. Composé de deux bâtiments – Y.Spot Labs et Y.Spot Partners – ce complexe va accueillir des industriels, des PME et des start-up afin de mener des projets de recherche collaboratifs. L’objectif : donner accès aux technologies et aux ressources du CEA afin de faciliter l’innovation et les transferts technologiques.

Pour l’instant, seul Y.Spot Labs est sorti de terre. Il faudra attendre 2021 pour que le centre de recherche ouverte du CEA soit complété par Y.Spot Partners. Un lieu de résidence de 10 000 mètres carrés destiné à accueillir des partenaires et des start-up, notamment grâce à la présence du Village by CA, le réseau d’accélérateurs du Crédit Agricole.

Une porte ouverte sur le CEA

"Notre objectif est de faire du transfert technologique, que ce soit au travers des industriels ou par la création de start-up", rappelle Sophie Tran-Dinh, responsable des partenariats industriels au CEA. C’est pour cela que des équipes interdisciplinaires du CEA, allant du conseil en créativité à la mécatronique, ont été rassemblées au sein de Y.Spot.

"Ce bâtiment fait la liaison entre l’intérieur et l’extérieur du centre, ajoute la responsable. Il regroupe les différentes compétences du CEA au même endroit, pour en faciliter l’accès aux industriels." Et pour cause, Y.Spot Labs est situé à la frontière du site (très sécurisé) du CEA. Il dispose d’une entrée publique, à l’extérieur de l’enceinte, et d’une entrée réservée au personnel habilité par l’organisme. "Ces deux espaces permettent de garantir la confidentialité de nos projets et d’accueillir tout le monde de l’innovation : les étudiants, les entrepreneurs ou encore les investisseurs", explique Stéphane Siebert, directeur de la recherche technologique du CEA.

Fabrication additive

Cet environnement a été créé pour faciliter l’accompagnement des partenaires industriels du centre sur leurs problématiques technologiques et commerciales. "Y.Spot labs est notre point d’entrée des problématiques industrielles, explique Nicolas Bedoin, responsable de partenariats au CEA. Nous accompagnons nos partenaires dans la levée de leurs verrous technologiques – quels qu’ils soient – jusqu’à la réalisation de preuves de concept, voire de préséries."

Pour cela, le laboratoire intègre un atelier de prototypage de 500 mètres carrés, ouvert aux chercheurs du CEA, à ses partenaires industriels et aux PME et start-up qui n’ont pas d’infrastructures de prototypage. Il dispose d’une machine d’impression 3D polymère fournie par HP, partenaire fabrication additive du centre. Une des technologies au cœur des préoccupations du CEA et de ses partenaires. "Nous avons rassemblé des industriels de différents secteurs pour définir les axes de recherche permettant de faire de la fabrication additive une vraie technologie de production industrielle", explique Nicolas Bedouin.

Exploration industrielle

A ce titre, le commissariat mène des recherches sur les matériaux, le traitement de surface ou encore sur les problématiques numériques que posent l’impression 3D. Des recherches dont profitent, et auxquelles participent, des partenaires industriels comme Rossignol, associé au CEA depuis 2005. La marque iséroise fait partie des premiers membres de Y.Spot. "Nous utilisons surtout la fabrication additive pour du prototypage rapide, explique Nicolas Puget, responsable de la recherche et de l’innovation du groupe. Au Y.Spot, et notamment grâce à HP, nous pouvons commencer à faire de l’exploration industrielle."

Le fabricant de skis va donc profiter de la présence de HP pour réfléchir à l’intégration de l’impression 3D dans ses procédés industriels. "Cela aurait un intérêt pour faire de la personnalisation des produits, mais surtout au niveau industriel et logistique, développe Nicolas Puget. L’impression 3D peut nous permettre de réduire notre impact environnemental en réduisant le voyage de nos pièces." Le groupe, qui a déjà équipé ses athlètes de pièces imprimées, pourrait alors faire ruisseler cette innovation vers le grand-public. Et allier la performance au respect de l'environnement. 

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