La plasturgie prépare l'avenir de la fabrication additive

Le syndicat Allizé Plasturgie a créé une plate-forme dédiée à la fabrication additive. Outillage, petites séries et moules, le secteur y voit plusieurs applications.

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Les industriels étudient la production des empreintes de moules d’injection en fabrication additive, ce qui réduirait sensiblement le coût.

"Les industriels de la plasturgie s’intéressent de près à la fabrication additive", observe Sébastien Moussard, le responsable innovation technique du syndicat professionnel Allizé Plasturgie. Pour aider ses adhérents, l’organisme a mis en place une plate-forme d’accompagnement à Lyon (Rhône), fin 2018, accueillant quinze machines d’impression plastique. L’objectif : démystifier l’impression 3D et en étudier les apports.

"Nous permettons aux industriels d’aborder les questions de conception, de fabrication et de post-traitement, détaille Stéphane Rodrigues, le responsable de la plate-forme. Mais aussi d’avoir une approche économique." En un an et demi, plus de 300 industriels se sont rendus sur la plate-forme, sur les 900 adhérents du syndicat.

Pour les plasturgistes, l’apport économique de la fabrication additive ne se limite pas au prototypage rapide, utilisé dans tous les secteurs pour accélérer l’innovation et le développement de nouveaux produits. "L’un des premiers usages touche au petit outillage, à la fabrication de supports et de mains robotiques adaptés aux pièces", souligne Sébastien Moussard. Plus avant, l’impression 3D ouvre la voie à la production de petites séries, sans moule d’injection. L’intérêt des plasturgistes se concentre surtout sur la fabrication de ces moules. "Beaucoup d’industriels cherchent à réaliser des empreintes en additif, relate le responsable de la plate-forme. Le prix d’un moule d’injection pourrait alors être divisé par deux, voire par trois"

Le meilleur des deux mondes

Mais la technique n’est pas encore totalement mature et le syndicat mène plusieurs recherches pour répondre au mieux à l’intérêt de ses adhérents. Il est déjà parvenu à réaliser 7 000 pièces sur des moules imprimés, et ce avec plusieurs matériaux, comme le polycarbonate, le polypropylène et certains matériaux composites. "Les pièces fabriquées en injection ont un état de surface et des dimensions correctes en sortie de machine, explique Stéphane Rodrigues. La fabrication additive, elle, exige systématiquement des post-traitements." Pour autant, elle permet de fabriquer rapidement, sur place, des moules à la structure optimisée. "Les industriels du secteur qui souhaitent diversifier leurs marchés doivent être réactifs, relate Sébastien Moussard. Ils ne peuvent pas attendre la livraison d’un moule pendant un mois." Le fait de l’imprimer permet de réunir le meilleur des deux mondes : la qualité de l’injection et la flexibilité de l’additif. 

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