Pangea Aerospace imprime des moteurs de fusée en 3D

Réservé aux abonnés
Image d'illustration de l'article
Pangea a été chargée par l’Agence spatiale européenne de concevoir Kronos, un propulseur d’une poussée de 200 tonnes adapté aux futurs lanceurs lourds.

Pangea Aerospace veut devenir « le motoriste de référence du secteur spatial européen ». Pour cela, la start-up créée en 2018 développe ses systèmes de propulsion de fusées à Barcelone et à Toulouse.

Après le test réussi d’un premier démonstrateur en 2021, ses six créateurs ont opté pour la technologie « aerospike » pour son moteur baptisé Arcos. Ils veulent reproduire ce système initialement mis au point par la Nasa, en le rendant réutilisable jusqu’à une dizaine de fois et en abaissant les coûts de production. Pour faire baisser la facture, « nous utilisons la fabrication additive, ce qui nous donne une liberté de conception, car nous pouvons imprimer des formes impossibles à réaliser avec un usinage classique, et le tout à un coût intéressant », résume son PDG, Adrià Argemí.

Pangea utilise l’impression 3D combinant deux types d’alliages, de cuivre et de nickel. Il lui a fallu deux à trois ans de R&D pour faire breveter son système de refroidissement de l’architecture aerospike – le moteur doit être propulsé et refroidi à la fois par de l’oxygène et du méthane liquide. D’une poussée de 30 tonnes, le moteur Arcos s’adresse pour le moment aux minilanceurs et vise un premier vol commercial en 2027.

Après une levée de fonds de 23 millions d’euros, Pangea entend passer de 50 à 80, voire 90 salariés. La start-up compte déjà plusieurs clients, institutionnels comme privés, et a été chargée par l’Agence spatiale européenne de concevoir Kronos, un propulseur d’une poussée de 200 tonnes adapté aux futurs lanceurs lourds.

Vos indices
Indices & cotations
Tous les indices

Les challengers

LATITUDE La start-up rémoise (ex-Venture Orbital Systems) s’est lancée dans le développement d’un microlanceur complet. Elle a déjà testé avec succès son moteur-fusée Navier, composé de trois pièces imprimées en 3D, qui doit permettre de mettre en orbite des charges de 50 à 150 kg.

LEAP 71 La société implantée à Dubai a annoncé en décembre 2024 avoir créé en vingt et un jours un moteur pour fusée, grâce à son modèle d’intelligence artificielle. Imprimé en 3D à partir d’un alliage de cuivre, il a fonctionné pendant onze secondes.

ARIANEGROUP Le géant du spatial travaille pour parvenir à 70 % de composants de son moteur Prometheus imprimés en 3D afin de réduire drastiquement ses coûts de production. Ce moteur équipera les successeurs d’Ariane 6.

 

Couv 3742
Couv 3742 Couv 3742

Vous lisez un article du numéro 3742 de L'Usine Nouvelle - Mai 2025

Lire le sommaire

Newsletter La Quotidienne
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.
Les webinars
Les services L'Usine Nouvelle
Détectez vos opportunités d’affaires
78 - Rambouillet
Date de réponse 30/04/2026
Trouvez des produits et des fournisseurs