Jeudi 24 avril à Kourou (Guyane), pas de décollage de fusée mais une mise à feu réussie du «P160C». Ce moteur doit devenir le futur système de propulsion des lanceurs européens, en équipant les premiers étages des Vega-C et Vega-E, et les boosters d'Ariane 6. Ceux-ci sont pour le moment équipées avec sa version précédente, le P120C, qui a été qualifiée pour vol seulement quatre ans plus tôt, souligne le Cnes dans un communiqué.
Habilitation au vol prévue pour 2026
Testé au port spatial exploité par le Cnes, le P160C a été développé par ArianeGroup et Avio via leur co-entreprise Europropulsion. Sur les trois principales parties du moteur, une a été fabriquée en France par ArianeGroup, au Haillan près de Bordeaux (Gironde) : la tuyère «constituée de matériaux composites» et avec «la capacité de pivoter, permettant le pilotage du lanceur.»
Mesurant 3,4 mètres de circonférence pour 14,5 mètres de hauteur, il est plus long d’un mètre comparé à son prédécesseur. «Ce nouveau moteur pourra emporter plus de 14 tonnes de propergol solide supplémentaires, ce qui augmente considérablement les performances d’Ariane 6 et de Vega, leur capacité d’emport et leur compétitivité», explique le Cnes. Les fusées européennes pourront alors emporter des satellites plus lourds ou aller plus loin dans l’espace. Encore en phase de qualification, l’ESA prévoit les débuts du P160C en vol commercial à partir de 2026.



