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La facture très inégale de la crise pour les territoires français

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usine automobile Toyota
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Lors de la première vague de Covid au printemps 2020, puis à l’automne, les restrictions sanitaires ont été déployées en grande majorité de façon indifférenciée à l’échelle nationale. Mais la facture économique du Covid, elle, pèse plus lourdement sur certains territoires.

Infographie régions crise
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Les grands perdants sont les départements touristiques : lorsque le premier confinement est décrété, la saison n’est pas encore terminée dans les stations de ski, la côte d’Azur s’apprête à démarrer la sienne. En mars, les territoires industriels, principalement là où l’automobile est forte, ont subi la chute de l’intérim, qui représente les deux tiers des 488 000 emplois détruits au premier trimestre 2020. À l’inverse, les moins touchés sont à chercher à l’Ouest, dans les départements dominés par l’industrie agroalimentaire, dont l’activité n’a pas connu d’arrêt. Autre fracture : les territoires ruraux, où se sont réfugiés les citadins, ont profité de l’afflux ponctuel de population vers les résidences secondaires. À l’inverse, l’activité a davantage souffert dans les grandes métropoles.

Se dessine ainsi une géographie de la crise à rebours de l’évolution de l’emploi des dernières années. Depuis dix ans, les métropoles et les zones touristiques étaient les plus dynamiques en termes de création d’emplois, alors que la précédente crise de 2008 avait surtout touché les régions industrielles. Entre 2008 et 2017, l’emploi avait augmenté de 7,6 % dans les grandes métropoles. Il a fait du sur place dans les territoires industriels, selon l’Insee. De quoi nourrir le débat lors des élections régionales à venir ?

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