Création d’une usine robotisée pour relocaliser des productions textiles de Chine à Bar-sur-Aube (Aube), modernisation des équipements de production de l’usine verrière de Saverglass à Arques (Pas-de-Calais), lancement d’une école de production sur la chaudronnerie à Cholet (Maine-et-Loire) … Le fonds d’accélération des investissements industriels dans les territoires, créé dans le cadre de France relance, a déjà soutenu 551 projets de développement d’entreprises depuis l’automne 2020.
Au total, 270 millions d’euros de subventions ont déjà été engagées, pour 2,5 milliards d’euros d’investissement industriel total et 14 000 emplois directs générés.
Un milliard de plus pour l'industrie dans France Relance
La quasi-totalité de l’enveloppe de 400 millions d’euros, qui devait financer des projets jusqu'en 2022, est déjà pré-engagée. Résultat : le dispositif va être abondé de 300 millions d’euros d'ici juin. Cette fois-ci, les financements vont être apportés à parité entre les régions et l’Etat. «Cela permet de démultiplier notre efficacité sur le territoire», pointe Bruno Le Maire. Jusque-là, la sélection des entreprises lauréates était déjà réalisée de façon conjointe par les régions et les préfectures de région. C’est Bpifrance qui assure l’instruction des dossiers.
15 millions d’euros devraient être fléchés par l’Etat vers l’Outre-mer et les territoires industriels les plus fragilisés. Du côté de l’Etat, les 150 millions apportés font partie du milliard d’euros de redéploiement de crédits France Relance en faveur de l’industrie déjà annoncés.
Ciblé au départ sur les projets remontés des 148 territoires d’industrie, le fonds d’accélération dépasse ce périmètre géographique. Il vise à accélérer les projets de modernisation, de décarbonation ou de relocalisation structurants à l’échelle d’un territoire mais de moindre envergure que ceux sélectionnés par les autres enveloppes du plan de relance. «Ces crédits devraient bénéficier à 500 nouveaux projets industriels avec 15 000 emplois nouveaux à la clef. C’est un formidable accélérateur de coopération», souligne Agnès Pannier Runacher. Soit un quasi doublement du nombre de projets financés dans les territoires.



