Alors que les robots se dotent peu à peu du toucher, voici une puce pourvue... d’un odorat !
Présenté par Intel, ce prototype pourrait aboutir à des systèmes de détection d’explosifs ou de fuites de produits chimiques. Le dispositif, dit neuromorphique, est inspiré du cerveau : 130 000 neurones sont reliés par 13 millions de synapses. L’équivalent d’une cervelle de taupe. La puce porte le nom de "Loihi".
Ce dispositif fonctionne grâce à un algorithme, développé avec l’université de Cornell (États-Unis), qui reproduit le parcours d’une senteur dans le cerveau des mammifères. Pour identifier des odeurs, le dispositif d’Intel transforme leur signature chimique – obtenue par 72 capteurs – en schémas neuronaux spécifiques. Si un humain peut reconnaître des millions d’odeurs, la puce n’en distingue que dix. Pour l’instant.
Loihi peut par exemple distinguer l'acétone, l'ammoniac et le méthane, et les identifier même en présence de forts interférences de fond. Vos détecteurs de fumée et de monoxyde de carbone à la maison utilisent des capteurs pour détecter les odeurs mais ils ne peuvent pas les distinguer ; ils émettent un bip lorsqu'ils détectent des molécules nocives dans l'air mais sont incapables de les classer de manière intelligente. Avec cette technologie, il sera possible de distinguer un gaz toxique de l'odeur de votre four lorsque vous faites brûler une pâtisserie. Mais aussi de mieux détecter des pollutions près des usines, ou d'améliorer des diagnostics pour certaines maladies.




