L’entreprise Amis s’enfonce dans la crise. Le sous-traitant automobile, filiale du groupe Sifcor, vient d’être placé en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Lyon (Rhône-Alpes). Ce sous-traitant de l’automobile fabrique des pignons de boites de vitesse notamment pour le groupe Stellantis.
Il compte deux sites, un à Montluçon (Allier) et un autre à Guéret (Creuse) qui emploient respectivement 350 et 42 personnes. La liquidation judiciaire a été évitée, mais le site doit se trouver rapidement un repreneur. Pour FO, il s’agit «d’un moindre mal», mais les salariés restent inquiets sur leur avenir.
Cette décision n’est pas une surprise. Amis a divisé par deux son chiffre d’affaires depuis 2019 et n’a jamais vraiment remonté la pente après la crise du Covid. Désormais impactée de plein fouet par la récession qui touche le secteur automobile, l’entreprise doit se trouver un nouvel avenir. La CGT est soulagée que le tribunal ait ordonné une poursuite de l’activité, mais «craint déjà une réduction du nombre de salariés dans un avenir proche compte tenu des finances de l’entreprise».
Une nouvelle audience devrait avoir lieu au tribunal de Lyon le 23 décembre pour décider de l’avenir des sites.



