Durant son enfance, Mattéo Pepin, étudiant à l’école d’ingénieurs Esiee, se passionne pour la science-fiction. Dans un cahier, il dessine les innovations que lui inspirent ces livres. L’une de ses esquisses : une imprimante à destination des aveugles. Dix ans plus tard, ce croquis ressurgit lors d’un projet étudiant qu’il mène avec ses camarades Quentin Mur, Maxime Bouet, Sébastien Bois ainsi que Paul Intartaglia. Pendant six semaines, les étudiants planchent sur cette imprimante, qu’ils nomment Braille Alpha.
Prochaine étape, associer l'IA à leur imprimante
Le concept est simple. Une application mobile permet de télécharger des documents numériques ou manuscrits. Ils sont ensuite transmis par Bluetooth à l’imprimante. Grâce à des algorithmes codés par les étudiants, celle-ci interprète les mots pour les traduire en braille. « Ça a été intense niveau timing, se souvient Sébastien. Nous avons notamment débuté avec des composants de Texas Instruments qui étaient très délicats à configurer, puis changé de composants. »
Lauréats du prix du meilleur projet technique remis par Texas Instruments, partenaire de l’école, les étudiants voient plus loin. Parmi leurs ambitions : implémenter l’intelligence artificielle à l’application et éprouver leur produit à la réalité du terrain. « Nous allons démarcher des centres pour malvoyants afin d’avoir de réels retours de terrain pour trouver de nouvelles fonctionnalités et perfectionner l’imprimante », confie Sébastien.
Leur fierté
« Une imprimante braille accessible à tous, pour imprimer des textes numérisés ou manuscrits. »



