Une langue toujours peu partagée... Pourtant, il y a près de six millions de personnes sourdes et malentendantes en France, mais elles peinent encore à se faire comprendre par l’ensemble de la population. Afin de faciliter la communication, cinq étudiants de l’Esiee Paris ont mis au point un dispositif permettant de traduire la langue des signes en temps réel.
Raphaël Canin, Melisa Koçkan, Romain Savino, Rémy Xia et Joëlle Razafy ont tout d’abord développé une paire de gants connectés. Dotés de capteurs spécifiques, ceux-ci sont capables de reconnaître les mots en signes et de les transmettre par écrit ou oralement sur une application de smartphone. Mais pour atteindre un degré de précision optimal, il était nécessaire de prendre aussi en compte les expressions du visage.
Une fiabilité de plus de 90 %
Les étudiants ont donc ajouté à leur innovation un logiciel disposant d’un réseau de neurones qui déchiffre les signes à travers la caméra. Complémentaires, ces deux techniques garantissent selon eux une fiabilité de plus de 90 %. Enseigner seulement 30 mots à leur algorithme pour prouver l’efficacité du système a demandé à ces ingénieurs en herbe plusieurs mois de travail. Mais le jeu en valait la chandelle : Texas Instruments leur a remis un prix lors de la journée des projets de l’Esiee et ils ont été sélectionnés pour la finale du Handitech Trophy. Une distinction qui pourrait les aider à convaincre les collèges, les lycées et les associations promouvant l’apprentissage de la langue des signes d’adopter leur solution.



