Fils et frère d’agriculteurs, Henri Desesquelles, ingénieur CentraleSupélec, a vu le travail que représentait l’irrigation. «En été, la pomme de terre, a besoin d’être arrosée six heures par jour et sept jours sur sept», explique-t-il. Un temps précieux qui pourrait être mieux utilisé.
Comment ? En mettant au point un robot capable de prendre en charge cette activité. Mais les agriculteurs n’ont pas forcément les moyens financiers pour cela. Le jeune homme, passé par Centrale et l’Essec, et ses deux associés – tous trois ingénieurs et fils de cultivateurs – ont donc créé Osiris Agriculture. Conscients qu’une innovation qui réussit, c’est de la technique, mais aussi un modèle économique adapté, ils ont eu l’idée de développer un « robot as a service ».
Moins d'eau consommée
L’agriculteur n’aurait ainsi plus d’immobilisations à financer, mais un loyer à payer les mois où l’arrosage est nécessaire. Par ailleurs, le robot, propriété d’Osiris Agriculture, devrait dépenser moins d’eau que les systèmes d’arrosage actuels. Le reste de l’année, il peut servir à d’autres tâches comme la fertilisation, la protection ou le désherbage. Un premier prototype, Oscar, a servi notamment pour des démonstrations devant des agriculteurs. « Ce sont des clients cartésiens, ils ne se contentent pas de mots, ils veulent voir », assure Henri Desesquelles. La priorité des trois entrepreneurs est de travailler à une version industrialisée. Ils souhaitent autant faire le bien de la planète que faciliter la vie de leurs proches.
La personnalité qui l'inspire
« Jean-Marc Jancovici. Cet ingénieur s'est engagé pour le climat et est allé jusqu'au bout. »



