Ingénieure agronome, Clara Jodar, explique « avoir toujours voulu aider à transformer le monde agricole du point de vue économique, pour lui donner davantage de force ». Aujourd’hui, elle est responsable de la mise en place des parcelles d’agroforesterie pour Treesition.
Cette start-up pense avoir trouvé un modèle vertueux, permettant à la fois d’absorber du carbone, d’aider les agriculteurs et d’offrir aux particuliers un investissement lucratif. Comment ? En plantant des paulownias, « un arbre qui absorbe beaucoup de carbone », détaille Clara Jodar. Autre atout de cet arbre : il a des racines profondes, ce qui contribue à la stabilisation des sols. Reste que les agriculteurs ont souvent des problèmes de liquidité qui les empêchent de planter les arbres, quand bien même ils seraient convaincus de l’intérêt de le faire. C’est là qu’intervient Treesition en recueillant l’épargne de particuliers via des « contrats d’investissement écologiques », le particulier étant rémunéré lors de la coupe et la vente du bois, sept ans après la plantation.
Réconcilier l'économie et l'environnement
Le projet a aussi une visée politique au sens le plus noble du terme, en réconciliant la logique économique et l’exigence environnementale. «On a détruit la planète au nom de la rentabilité. J’ai à cœur de montrer que notre modèle est rentable et a une valeur écologique», assurent en chœur Clara Jodar et Daniel Dos Santos, ingénieur spécialiste des process et directeur général. Ils veulent développer ce modèle dans toute l’Europe.
La personnalité qui l'inspire
« Henry Ford. Nous aimerions avoir sa force de conviction appliquée à l'économie circulaire. »



