Envoyer des pièces imprimées voguer à bord d’un vaisseau Naval Group. Ce projet, Julien Le Goff l’a débuté en apprentissage, lors de sa dernière année à l’université Bretagne Sud, et le continue depuis deux ans, en tant qu’ingénieur chargé d’études. «Avant de les installer à bord, il faut connaître les spécificités des pièces imprimées en 3D, relate-t-il. C’est plus complexe qu’avec des pièces injectées.»
Une batterie de tests
À Lorient (Morbihan), ce jeune Breton de 24 ans gère un fablab interne à l’entreprise, où il accompagne les collaborateurs dans leurs projets (de fabrication de prototypes ou de maquettes) et mène son projet de R & D. «Nous sommes partis du fait qu’il n’y a pas de normes précises pour les essais de pièces imprimées en 3D, explique-t-il. Avec mon tuteur d’alternance Nicolas Tual [expert des matériaux composites, ndlr], nous avons donc conçu une batterie de tests.» Ceux-ci visent à définir précisément les caractéristiques mécaniques et physico-chimiques des pièces imprimées. « Le tout en intégrant les spécificités de l’environnement marin, notamment les rayonnements ultraviolets et l’eau de mer », ajoute le diplômé dans les plastiques et les composites.
«J’avais déjà des imprimantes 3D chez moi, je suis même en train d’en fabriquer une, sourit-il. Donc cette alternance était une super occasion.» Trois ans plus tard, les données qu’il a récoltées au long de ses travaux devraient porter leurs premiers fruits : «Nous avons des projets d’installation de pièces imprimées à bord pour les mettre à l’épreuve... mais je n’en dirai pas plus !»
La personnalité qui l'inspire
« Henry Ford. Il a démocratisé l’automobile et cela me motive pour rendre la fabrication additive accessible au plus grand nombre, au-delà du prototype. »



