L’enjeu environnemental, qui prend de l’ampleur dans le transport aérien, pourrait bien gagner les hautes sphères. "Il a longtemps été mis de côté dans le domaine spatial, déplore Emma Baltide. Nous menons aussi ce projet pour sensibiliser les gens à cette problématique."
Alors que la question des débris spatiaux prend de plus en plus d’ampleur avec le déploiement des méga constellations de CubeSats, cette étudiante en mastère spécialisé en ingénierie des systèmes spatiaux à l’Isae-SupAero, fan d’arts plastiques et diplômée de l’École centrale d’électronique (ECE) Paris, pourrait, avec cinq de ses camarades de promo, retenir l’attention de l’industrie. I Care, le projet sur lequel ils travaillent, vise à développer un satellite chasseur muni d’un bras robotique capable de capturer de petits satellites hors service.
Né dans le cadre du concours Parabole 2020 du Centre national d’études spatiales, I Care a déjà pris corps : l’équipe de jeunes ingénieurs a pu tester une interface électromagnétique de capture durant des vols paraboliques, en octobre dernier. "L’IA pourrait améliorer encore le système grâce à une identification automatisée des satellites en perdition puis à leur capture", souligne Emma Baltide, dont la passion pour le spatial est née durant ses études d’ingénieur.
L’objectif de cette équipe ? Collaborer avec des industriels du domaine spatial. "Dans le cas contraire, nous pourrions peut-être créer notre start-up", glisse Emma Baltide, également impliquée dans l’ONG Space Generation Advisory Council regroupant les jeunes générations du secteur. I Care, prochaine pépite du new space français ? Et pourquoi pas.



