La fabrication du béton s’invite au pied des éoliennes. Dans le cadre d’un partenariat annoncé en juin, GE Renewable Energy s’associe avec le cimentier LafargeHolcim et la start-up danoise Cobod pour imprimer des socles d’éoliennes en béton. Dans une vidéo publiée le 22 octobre, le cimentier a présenté un nouveau prototype : une structure cylindrique de 10 mètres de hauteur.
Pour la branche énergies renouvelables du géant américain General Electric – qui compte notamment une usine de pales d’éoliennes à Cherbourg (Manche) – l’impression 3D du béton promet d’augmenter la taille de ses structures. En effet, plus un éolienne est haute et plus ses pales sont grandes, plus elle va produire d’énergie.
Un socle en béton de 80 mètres
Les éoliennes dépassent rarement 100 mètres de hauteur. Une limitation due au mode de transport de ces infrastructures : les transports routiers utilisés pour acheminer les segments d’une éolienne sur site imposent un diamètre maximal de 4,5 mètres. Une dimension limitée qui empêche de construire des éoliennes plus hautes.
COBOD Vue de l'intérieur du socle d'éolienne imprimé en béton (source : COBOD)
C’est là que l’impression 3D intervient. En fabricant sur site une base en béton, pas de limitation de dimensions. S’ils n’annoncent pas le diamètre du socle qu’ils comptent imprimer, les partenaires estiment pouvoir fabriquer une structure de… 200 mètres de hauteur. Pour cela, la start-up Cobod travaille au développement d’une technique permettant d’imprimer, sur site, des bases en béton mesurant de 10 à 80 mètres de hauteur. Capables de supporter une structure d’acier au moins aussi haute.
De quoi doper la production d’énergie renouvelable : si une éolienne de 5 MW de 80 m de haut produit en moyenne 15,1 GWh par an, la même structure deux fois plus haute, permettrait, elle, de produire 20,2 GWh par an.



