Face à Yuka, l'industrie cosmétique lance son appli "Claire" pour rassurer sur ses ingrédients

La Febea, le syndicat de l'industrie cosmétique, lance une application mobile pour améliorer la transparence du secteur des soins de beauté. Les utilisateurs pourront obtenir la fiche détaillée d'un produit en le scannant avec leur téléphone. Une façon de répondre au phénomène Yuka.

 

Réservé aux abonnés
cosmetique sacon shamppoing
Claire, l'application développée par les industriels des cosmétiques, permet aux utilisateurs d'accéder à une fiche technique détaillée de chaque ingrédient.

Un Yuka des produits cosmétiques ? "Oui et non", répond Valérie Collin, responsable des affaires scientifiques et réglementaires de la Febea, la Fédération française des entreprises de beauté. "Nous ne voulons pas influencer l'utilisateur en lui indiquant "tel produit est dangereux, tel produit ne l'est pas". Nous ne notons pas les produits. Je parlerais plutôt d'un outil pour faire des choix éclairés".

Jeudi 19 novembre, le syndicat professionnel du secteur des cosmétiques a présenté son application mobile "Claire", au cours d'une réunion virtuelle. Elle offre la possibilité aux utilisateurs de scanner la liste des ingrédients présente sur l'emballage des produits pour accéder à une fiche technique et scientifique.  

Informative, pas collaborative

A la différence de l'application bien connue qui s'attaque aux produits alimentaires et cosmétiques, Claire n'est pas pensée sur le mode collaboratif. "L'application permet simplement d'accéder à des informations concernant les ingrédients utilisés dans la fabrication du produit,sous la forme de paragraphes vulgarisés et validés par un comité scientifique", explique Valérie Collin. Aux utilisateurs de se faire ensuite une idée de ce qu'ils achètent. "Claire fournira un contenu détaillant l'origine des composants, leurs fonctions et des précisions chimiques et pratiques, rien d'autre".

SCAN cosmétique FEDEA
SCAN cosmétique SCAN cosmétique

(Crédit image : Febea)

25 000 produits répertoriés

"Si le produit n'est pas dans notre base de données, c'est qu'il est interdit", résume Christine Lafforgues, présidente de la Société Française de Cosmétologie (SFC), partenaire du projet. L'application développée par la Febea s'appuie sur une liste d'intrants conséquente. "25 000 ingrédients sont répertoriés, insiste Christine Lafforgues, ce sont les composants autorisés par la législation européenne. Elle sera actualisée régulièrement en fonction de la mise à jour de l'inventaire des ingrédients européens", prévient-elle.

"Pourquoi on en parle ?"

"Si l'ingrédient est sujet à caution, nous ajoutons un paragraphe intitulé "Pourquoi on en parle ?", précise-t-elle. C'est par exemple le cas des molécules ou des composants soupçonnés d'être des perturbateurs endocriniens ou issus de la famille des parabènes. "Mais nous fournissons ce paragraphe uniquement s'il y a des conclusions scientifiques au sujet de l'ingrédient".

L'outil est disponible sur les deux principaux systèmes d'exploitation mobiles, IOS et Android. Et nul besoin de se trouver forcément en magasin. "Les utilisateurs peuvent également scanner la liste de composants d'un produit en photographiant la fiche technique qui accompagne les produits, sur leur écran d'ordinateur", précisent les promoteurs de Claire.

Newsletter La Quotidienne
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.