Crystal Quantum Computing sort doucement de l’anonymat. Dernière venue du calcul quantique français, la deeptech parisienne de quatre personnes, née en 2021, fonde son approche sur la technologie des ions piégés et se veut une alternative à ses compatriotes Pasqal, Alice & Bob, Quandela, Quobly et C12, qui en explorent d’autres.
Un retard à rattraper
Sa méthode diffère aussi de celle d’IonQ, pionnier des ions piégés et coté en Bourse à New York depuis 2021. «Nous avons appliqué la porte quantique de Rydberg, jusque-là réservée à l’approche dite des atomes neutres, aux ions piégés», explique Quentin Bodart, son fondateur et PDG. De quoi tirer le meilleur de la stabilité des ions piégés et de la vitesse des états de Rydberg, assure le PDG, et faire beaucoup de calculs pendant la durée de vie des qubits.
Partie avec un temps de retard sur la concurrence, la start-up cherche à lever 2,5 millions d’euros. Pour aller vite, elle compte s’appuyer sur des pépites spécialistes – des algorithmes, du cloud ou de la simulation – afin de pouvoir se concentrer sur son cœur technologique.
Il lui faudra au moins ça pour rattraper les années et les progrès technologiques et commerciaux de sa concurrence. Car les pionniers français du calcul quantique ont déjà commencé à vendre de premières machines.

Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3736 - Novembre 2024



