"Deux à trois jours de télétravail" par semaine quand c’est possible : c’était le souhait exprimé par le président de la République lors de son intervention télévisée le 14 octobre. Le gouvernement confirme cette volonté et demande aux entreprises situées dans les huit métropoles concernées par le couvre-feu dès le 17 octobre (Ile-de-France, Lille, Lyon, Aix-Marseille, Montpellier, Rouen, Saint-Etienne, Grenoble et Toulouse) de s’organiser dans ce sens.
"Il est demandé aux entreprises, en particulier dans les zones où le couvre-feu est appliqué, de définir un nombre de jours minimal de télétravail par semaine pour les postes qui le permettent", a déclaré la ministre du Travail Elisabeth Borne ce 15 octobre. Le ministère demande aussi aux entreprises d’étaler les heures d’arrivée et de départ au bureau. Le tout en passant par le dialogue social en entreprise.
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Le télétravail est vu comme une solution "pertinente" pour endiguer la solution de l’épidémie. Mais un équilibre doit être trouvé entre plusieurs impératifs, insiste Elisabeth Borne : "éviter la propagation du virus, maintenir l’efficacité organisationnelle du travail et prévenir les risques d’isolement de certains salariés".
Une réunion de suivi de la mise en oeuvre du protocole sanitaire national s’est tenue ce 15 octobre dans la matinée au ministère du Travail autour de Laurent Pietraszewski, au cours de laquelle ces modifications du protocole actuel ont été évoquées. Les organisations syndicales doivent remonter leurs observations ce 15 octobre, un nouveau protocole sanitaire en entreprises sera publié le 16 octobre, pour une entrée en vigueur la semaine prochaine, a indiqué Elisabeth Borne.
Protocole sanitaire "efficace" en entreprises selon Borne
Le protocole sanitaire dans les entreprises ne sera pas bouleversé car il donne toute satisfaction au gouvernement. "Le protocole est efficace et bien appliqué : 50 000 contrôles de l’inspection du travail depuis le déconfinement ont abouti à seulement 300 mises en demeure", souligne la ministre du Travail, qui juge que "les salariés peuvent aller au travail en toute sérénité ". Un quart des foyers épidémiques français identifiés (soit plus de 800 entre mai et octobre) se situent pourtant dans l'univers professionnel, selon les données de Santé publique France.



