Cinq start-up prometteuses de la fusion nucléaire

Les start-up s'invitent dans la course à la fusion nucléaire. S'appuyant sur les recherches menées depuis plus de cinquante ans par des organismes publics, comme Iter, elles explorent de nouvelles technologies et espèrent passer à la phase industrielle et commerciale dans une dizaine d'années. Focus sur cinq d'entre elles.

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Commonwealth Fusion Systems (CFS)
Commonwealth Fusion Systems (CFS) compte sur les performances de ses électroaimants pour réaliser des réacteurs compacts et plus rapides à construire.

Commonwealth Fusion Systems

Miniaturiser Iter. Pour construire un tokamak compact, l’américain CFS, issu du MIT, compte sur des aimants dits « supraconducteurs à haute température ». En septembre 2021, la start-up a dévoilé le premier des 16 aimants de 3 mètres qui viendront former la cage magnétique de son réacteur pilote, Sparc, prévu pour 2025.

Tokamak Energy

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Le tokamak sphérique du britannique Tokamak Energy Le tokamak sphérique du britannique Tokamak Energy

© Tokamak Energy

Fini le donut. Depuis 2009, le britannique Tokamak Energy s’appuie sur les travaux du laboratoire CCFE pour développer un tokamak intégralement sphérique (et non toroïdal), qui promet une stabilité du plasma et une efficacité énergétique accrue... en utilisant moins d’aimants. En mars, son démonstrateur SF-40 a confiné un plasma à 100 millions de degrés.

General Fusion

Image d'illustration de l'articleGeneral Fusion
General Fusion General Fusion

© General Fusion

Une armada de pistons contrôlés par ordinateur au dixième de milliseconde pour compresser un vortex de métal liquide, au sein duquel est injecté du plasma. La start-up canadienne General Fusion vante la simplicité, sans gros aimants ni lasers, de la « fusion par cible magnétisée ». Depuis 2022, elle construit une usine de démonstration en Angleterre.

TAE Technologies

Image d'illustration de l'articleRich Crowder
TAE Technologies TAE Technologies

© R. Crowder

Fondée en 1998, cette start-up américaine a généré un plasma à 50 millions de degrés dans son démonstrateur Norman en avril 2021. Pour confiner une fusion entre les atomes proton-bore, elle développe une architecture dans laquelle deux anneaux de plasma (FRC) sont projetés l’un contre l’autre avec régularité. Sur un créneau proche, Helion Energy a atteint 100 millions de degrés en juin 2021.

Wendelstein 7-X

Image d'illustration de l'articleIPP, Foto: Jan Michael Hosan
Wendelstein 7-X Wendelstein 7-X

© J. M. Hosan / IPP

Si la start-up française Renaissance Fusion n’a pas encore construit d’enceinte complexe désignée sous le nom de stellarator, le Wendelstein 7-X, opéré depuis 2015 par l’Institut Max Planck de physique des plasmas (IPP), en Allemagne, en prouve progressivement les performances magnétiques.

Couv 3708-3709
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Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle n°3708-3709 - Juillet-Août 2022

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