Après la récolte des fraises, la start-up malouine Aisprid, crée un robot pour effeuiller les plants de tomates

La jeune pousse Aisprid, établie à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), a mis au point un robot capable de réaliser l'opération dite d'effeuillage des tomates. Son innovation doit être mise commercialisée en 2024.

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Aisprid a mis au point un robot capable d'effeuiller les tomates.

«J’avais envie d’entreprendre et il se trouve que l’un des grands défis des prochaines années va être de continuer à nourrir une population croissante.» En 2019, Nicolas Salmon, président et cofondateur d’Aisprid, a eu l’idée d’un robot de récolte autonome pour faciliter la vie des maraîchers. «Nous avons d’abord commencé par les fraises, avec un premier prototype», raconte-t-il.

Changement de direction ensuite pour les tomates car «les serres sont beaucoup plus standardisées, avec des systèmes de rails au sol et des espacements réguliers entre les rangs. Cela évite d’avoir à se concentrer sur la navigation au sol pour se focaliser sur la plante», ajoute-t-il. Établi à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), Aisprid commence donc en 2021 à développer son robot pour les tomates, le plus gros marché de légumes en Europe.

Miser sur la taille plus que sur la récolte

Alors que la plupart des robots agricoles s’occupent de la récolte, ce fournisseur choisit de robotiser l’effeuillage, une étape pénible et redondante qui consiste à retirer trois feuilles par plant, chaque semaine, pendant huit mois. Doté d’un bras capable de détecter l’endroit précis où il faut couper grâce à des caméras, son robot a encore bien évolué. «Nous avions l’idée d’avoir 80% de software (logiciel ndlr) et 20% de hardware (matériel ndlr), retrace Nicolas Salmon. Sauf qu’optimiser le software n’est pas suffisant. Finalement, nous avons créé notre propre bras et nos propres outils de découpe des feuilles.» Les prochains défis d’Aisprid, qui prépare une levée de fonds et la commercialisation de son robot, seront d’améliorer sa vitesse de travail et de changer de rang ainsi que de rail de manière autonome.

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Les challengers

• Priva : Cette jeune pousse néerlandaise est sur le même modèle que ses compères bretons. La tomate est le plus gros marché pour les fruits et légumes en Europe.

• GRoW : Toujours aux Pays-Bas, ce constructeur a développé un robot dédié à la récolte des tomates. Doté de deux bras, il travaille plusieurs rangs simultanément. L’israélien MetoMotion a aussi fait le choix de se concentrer sur la récolte.

• Dogtooth : Établie au nord de Londres, l’entreprise a déjà levé plus de 8 millions d’euros pour son robot capable de récolter les fraises. La start-up annonce avoir déjà déployé 70 robots.

• Tortuga : Après avoir levé 25 millions d’euros, l’entreprise américaine dispose d’une grosse centaine de robots pour la récolte des fraises ou du raisin.

 

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Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3728 - Mars 2024

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