“Nos résultats sont d’excellentes factures et atteignent des niveaux records dans tous les domaines”, s'est félicité Jean-Pascal Tricoire, le PDG de Schneider Electric, lors d'un point presse mercredi 19 février, veille de la publication officielle des résultats du groupe. En 2019, le chiffre d’affaires du spécialiste français de la gestion de l’énergie et des automatismes a atteint 27,2 milliards d’euros, en croissance organique de 4,2%.
Le bénéfice net du groupe atteint lui 2,4 milliards d’euros, en hausse de 3,4%. Une performance qui continue d'être tirée par les activités de gestion de l’énergie du groupe (+5,2% de croissance organique), tandis que l’automation industrielle connaît une croissance moindre (+0,8%). Schneider Electric capitalise sur sa stratégie digitale et sur son “pari, si l’on revient 15 ans en arrière, de l’efficacité énergétique et du développement durable”, a résumé Jean-Pascal Tricoire.
Un modèle de croissance durable
La bonne santé du groupe vient aussi de sa stratégie d'offre de solutions autour de l’intégration digitale (entre produits connectés et plateformes de gestion et d’analyses des données). Cela se traduit dans les chiffres. Les services offerts par Schneider sont en progrès de 8% (croissance organique) tandis que la partie logiciel, réunie dans Aveva, connaît une croissance à deux chiffres. “Nous sommes en train de pivoter le modèle du groupe vers un modèle plus digital, plus as a service et beaucoup plus proche du client”, a commenté Jean-Pascal Tricoire.
Pivot vers des activités immatérielles
Pour continuer sa réorientation, il devrait dans les prochains mois finaliser son acquisition du groupe indien Larsen & Toubro et poursuivre son offre, annoncée le 13 février, sur le spécialiste des logiciels de construction RIB Software. Il pourra pour cela s'appuyer sur l'important cash flow dégagé en 2019 (3 476 millions d’euros, en hausse de 65% par rapport à 2018). En 2019, le groupe a cédé 600 millions d’euros d'actifs jugés peu profitables.
300 millions de pertes de revenus à cause du coronavirus
Pour 2020, Jean-Pascal Tricoire se montre optimiste et tient à rassurer sur l’épidémie en coursmalgré un impact attendu de 300 millions d’euros surle revenudu premier trimestre. "Nous pensons pouvoir récupérer la plupart de cet impact pendant l’année calendaire 2020”, pronostique-t-il.
Surtout, après avoir gagné 70 points de base sur sa marge opérationnelle en 2019 (qui atteint 15,6%), Schneider a réaffirmé sa volonté d’améliorer la rentabilité du groupe de 200 points de base entre 2019 et 2021 pour porter sa marge à 17%. Comptant pour cela sur un monde toujours plus électrique et l’addition des revenus récurrents apportés par les services.
Le groupe s'est aussi félicité de ses avancées en termes de résultats extra-financiers, écologiques et sociaux, réunis dans le Schneider Sustainability Impact, publié le même jour.



