Deux ans et demi après son lancement, le CityAirbus NextGen a montré pour la première fois le bout de son nez. Airbus a dévoilé, jeudi 7 mars, le prototype de son taxi volant tout électrique, au look futuriste. L’engin a effectué sa première apparition publique sur le site du groupe à Donauwörth (Allemagne), où il bénéficie d’un nouveau bâtiment qui lui est entièrement dédié. Il devrait effectuer son premier vol dans le courant de l’année. Initialement, le groupe misait sur une certification en 2025.
A quoi ressemble CityAirbus NextGen, qui rejoint la course aux véhicules électriques à décollage et atterrissage vertical (eVTOL) ? A un aéronef à voilure fixe d’une envergure de 12 mètres, équipé de 8 moteurs électriques. Ce véhicule de 12 tonnes pourra atteindre une vitesse de croisière de 120km/h et transporter des passagers dans un rayon de 80 km. L’ensemble des tests de l’appareil, touchant aussi bien aux moteurs, aux commandes de vol et à l’avionique, seront assurés au niveau du centre d’essais de Donauwörth.
Airbus Avec ses 8 moteurs électriques, CityAirbus NextGen pourra se déplacer à 120 km/h (crédits photos: Airbus)
Ce taxi volant constitue la synthèse de deux précédents projets d’Airbus, restés au stade de démonstrateur : Vahana, développé dans le centre d’innovation technologique du groupe dans la Silicon Valley, et CityAirbus, porté par une équipe établie sur le site d’Airbus Helicopters de Marignane (Bouches-du-Rhône). Par rapport à ces prédécesseurs, CityAirbus NextGen possède notamment une surface d’ailes plus importante, permettant de réduire la puissance nécessaire en vol stationnaire, et est dépourvu d’éléments basculants, simplifiant son architecture.

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Des cas d'usages à trouver
Pour Airbus, ce taxi volant offre un terrain de jeu expérimental idéal, plusieurs briques technologiques étant susceptibles de trouver leur place dans d’autres types d’aéronefs. Mais l’avionneur cherche aussi à rendre viable l’utilisation d’un tel engin. Le groupe s’efforce de nouer des partenariats avec les régulateurs et les opérateurs pour identifier des cas d’usages prometteurs. Transport de passagers point à point, tourisme, services médicaux… Comme ses congénères à hélices, CityAirbus doit prouver son bien-fondé sans apporter de nouvelles nuisances.
Airbus CityAirbus NextGen doit effectuer son premier vol dans le courant de l'année (crédits photos: Airbus)
«Il y a des besoins pour ce type d’aéronefs, assurait Bruno Even, président d’Airbus Helicopters, lors du lancement de CityAirbus NextGen, en septembre 2021. Le marché mondial pourrait représenter, à terme, plusieurs milliers d’appareils par an, mais il va s’installer de manière progressive, en fonction de l’évolution des technologies, de la réglementation et de l’acceptabilité sociale.» Airbus, qui peut faire valoir son savoir-faire en matière de sécurité aéronautique, va devoir convaincre de la pertinence de sa nouvelle machine. D'autant que la concurrence promet d'être vive.



