Société créée en octobre 2021 à l’initiative du promoteur montpelliérain Vestia, Wood Buildings Industry (WBI) investit 8 millions d’euros à Saint-Privat-des-Vieux, près d’Alès (Gard), dans un site capable de produire quotidiennement 8 modules standardisés (20 m²) à ossature bois pour le bâtiment, avec une cinquantaine d’opérateurs. « La pré-production sera lancée en juin et la production débutera en septembre », précise le président de WBI, Jean-Patrick Brouillard, également patron de Vestia Promotions. Logée dans un ancien bâtiment logistique de 8 000 m² proposé par l’agence de développement Alès Myriapolis, l’usine comprend huit lignes de production.
36 logements tous les dix jours
Chaque ligne se compose de postes de travail dédiés à des tâches d’assemblage successives, « comme une chaîne automobile », commente Jean-Patrick Brouillard. Les modules en deux dimensions reçus des scieries seront assemblés en 3D et intégreront au fil du process toutes les prestations de second œuvre (peintures, équipements de cuisine, de salle de bains…) avant d’être transférés sur les chantiers. « Nous avons le potentiel de produire un bâtiment de 36 logements tous les dix jours », assure Jean-Patrick Brouillard. WBI est en phase de recrutement et devrait employer 55 personnes en septembre.
« Nous avons choisi de nous implanter près d’Alès parce que c’est un bassin industriel, relève Jean-Patrick Brouillard. Alès Myriapolis, les CFA d’Alès et d’Avignon et Pôle Emploi nous soutiennent dans le recrutement des opérateurs. »
Une seconde usine envisagée
WBI vise les marchés des résidences seniors, étudiantes, de l’accession à la propriété, aussi bien pour des partenaires privés qu’institutionnels, des bailleurs sociaux... Le premier immeuble bâti avec les modules de l’usine alésienne sera une résidence Mobicap à Béziers (Hérault) livrable en juin 2023.
Avec un carnet de commandes aujourd’hui plein sur un an et demi, WBI démarre sur les chapeaux de roues. « C’est plus que ce que nous avions imaginé », assure Jean-Patrick Brouillard. Il prévoit un chiffre d’affaires de 40 millions d’euros d’ici à deux ans. La création d’une seconde usine de même taille est envisagée, cette fois dans la moitié nord de la France. La décision sera prise en 2023.



