L’allemand Viessmann prévoit d’investir un milliard d’euros au cours des trois prochaines années en vue d’étendre sa gamme de pompes à chaleur, ainsi que son offre de solutions qu'il qualifie de « vertes » (chauffage urbain, chauffage solaire thermique, batteries domestiques...). Le groupe familial implanté notamment à Faulquemont (Moselle) où il assemble des panneaux solaires thermiques, compte contribuer à la transition énergétique en Europe.
Max Viessmann, PDG du groupe de 13 000 salariés, estime que « des développements géopolitiques sans précédent nécessitent des réponses sans précédent. Nous avons tous besoin de plus de rapidité et de pragmatisme pour lutter contre le changement climatique et pour repenser la production et l’utilisation de l’énergie de demain, afin de renforcer l’indépendance géopolitique de l’Europe ».
Diversification dans les panneaux solaires thermiques
Le fabricant de systèmes de chauffage et de réfrigération a enregistré une hausse de 21% de son chiffre d’affaires de 3,4 milliards d’euros en 2021, un résultat fortement porté par la demande en pompes à chaleur (+41%). L’usine Viessmann de Faulquemont qui emploie 500 personnes, pourrait profiter du nouveau contexte international, après avoir subi l’atonie du marché français du solaire thermique. Le site s’est diversifié ces dernières années dans l’assemblage de panneaux solaires thermiques, en complément de son principal secteur d’activité : la production de ballons et chauffe-eau thermodynamiques (46 à 2 000 litres).
Son centre de recherche et développement de 30 personnes a d’ailleurs mis au point en 2016 en partenariat avec l’Institut Jean Lamour de Nancy (CNRS, Université de Lorraine) un revêtement innovant susceptible de prolonger la durée de vie des panneaux solaires. En 2021, le groupe a lancé une gamme innovante, dont les capteurs placés dans des tubes sous vide offriraient un meilleur rendement. A quelques kilomètres de l’usine, La Française de l’énergie a d’ailleurs mis en service fin 2020 une des plus grandes centrales solaires thermiques de l’Hexagone, afin d’alimenter le réseau de chaleur urbain de Creutzwald (Moselle).



