Nexans met le cap sur le marché de l’électrification. Mardi 8 juin, l’industriel français a baptisé son nouveau navire amiral en Norvège : le CLV Nexans Aurora. Capable d’intervenir aussi bien en haute mer que dans des eaux peu profondes, le bateau posera des câbles pour des parcs éoliens offshore et pour des interconnexions électriques.
Une capacité de 10 000 tonnes de câbles
Per Eide Studio / Ulstein / Nexans (Nexans présente son navire comme l’un des câbliers les plus avancés au monde d’un point de vue technologique. Crédit : Per Eide Studio / Ulstein / Nexans)
Après 36 mois de chantier, le bâtiment a quitté les chantiers navals du constructeur norvégion Ulstein Verft. Il rejoindra son port d’attache à Halden (Norvège), où Nexans dispose d’un centre de compétences pour les câbles sous-marins à haute tension.
« D’une longueur de 149,9 mètres et d’une largeur de 31 mètres, le navire est doté d’une capacité de charge de câble de 10 000 tonnes et d’instruments de pointe pour le transport, la pose et la protection des câbles », décrit Nexans. D’autres partenaires ont participé au projet : le norvégien Skipsteknisk pour la conception et le britannique Maats Tech pour les équipements de pose de câbles.
Nexans veut « libérer le potentiel » de l’énergie renouvelable en mer
« Le CLV Nexans Aurora contribuera à libérer le potentiel considérable de l’énergie renouvelable offshore pour nos clients dans le monde entier », s’est réjoui Ragnhild Katteland, vice-président exécutif des systèmes sous-marins et terrestres de Nexans.
Nexans a déjà programmé plusieurs chantiers pour son navire amiral. Au troisième trimestre, il doit se diriger vers les eaux écossaises pour réaliser la liaison du parc éolien en mer géant Seagreen (un projet dans lequel est impliqué TotalEnergies). Le CLV Nexans Aurora doit également poser des câbles pour l’interconnexion Crète-Attique en Grèce et pour le parc Empire Offshore Wind aux États-Unis. Pour ce dernier projet, l’entreprise devra fabriquer et poser plus de 300 kilomètres de câbles d’exportation qui permettront d’acheminer de l’énergie renouvelable. Nexans souhaite d'ailleurs étendre son usine de câbles sous-marins haute tension à Charleston, toujours aux États-Unis.
En février, le fabricant de câbles a dévoilé une stratégie pour recentrer ses activités autour de l’électrification. « Ce marché représente 65 % du marché mondial du câble et devrait progresser de 4,3 % par an sur les dix prochaines années, soutenu par de grandes tendances de fond : augmentation de la consommation d’énergie, demande en énergies renouvelables, modernisation et protection des réseaux », estimait alors Nexans. Dans le cadre de ce plan, le groupe a prévu d’investir 200 millions d’euros à horizon 2023 dans son pôle « haute tension sous-marine », en Norvège et aux États-Unis.



