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[Vidéo] Les satellites européens du programme Copernicus ont détecté un vaste trou dans la couche d’ozone

La couche d’ozone refait parler d’elle. Après une année 2019 encourageante, les météorologues du centre européen ECMWF ont annoncé le 6 octobre la découverte d’un vaste trou.

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Couche d'ozone octobre 2020
Les estimations du trou de la couche d'ozone pour début octobre. Les parties en vert, en bleu et en noir représentent des niveaux bas d'ozone dans la stratosphère.

L’évolution de la couche d’ozone préoccupe à nouveau les scientifiques. Mardi 6 octobre, l’ECMWF (Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme) a annoncé la découverte d’un vaste trou au-dessus de l'Antarctique. Le phénomène a été révélé grâce aux données capturées par les satellites européens du programme d’observation de la Terre Copernicus.

L’un des plus gros trous observés depuis 2005

“Pendant la saison printanière de l'hémisphère sud (août-octobre), le trou d'ozone au-dessus de l'Antarctique s'agrandit, atteignant un maximum entre la mi-septembre et la mi-octobre”, rappelle sur son site l’ECMWF. La communauté scientifique avait révélé dès les années 1980 ce phénomène. Il est notamment provoqué par les émissions humaines de chlorofluorocarbures, un gaz utilisé dans les anciens frigos.

La couche d’ozone guérit lentement depuis l’interdiction des chlorofluorocarbures en 1987 avec le Protocole de Montréal. En 2019, le trou s’était réduit de façon inédite. Selon l’ECMWF, celui de 2020 représente l’un des plus gros jamais observé depuis 2005 (voir vidéo ci-dessous). Une nouvelle inquiétante dans la mesure où l’ozone protège la vie terrestre des rayons ultraviolets nocifs émis par le Soleil.

Des facteurs d’aggravation divers

Outre l’activité humaine, des conditions météorologiques expliquent la taille du trou dans la couche d’ozone. "Ce phénomène est dû à un vortex polaire fort, stable et froid”, souligne l’ECMWF.

À ce jour, les chercheurs n’ont pas encore mis en évidence un lien éventuel entre le trou de la couche d’ozone et le réchauffement climatique. “Nous devons continuer à appliquer le Protocole de Montréal interdisant les émissions de substances chimiques qui appauvrissent la couche d'ozone”, encourage toutefois Vincent-Henri Peuch, directeur adjoint du département Copernicus à l’ECMWF.

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