C’est une page d’histoire de l’industrie nucléaire française qui s’apprête à être tournée. Le complexe processus administratif étant arrivé à son terme, le décret autorisant Orano à procéder au démantèlement de l’usine d’enrichissement Eurodif (rebaptisée Georges Besse en 1988), implantée sur le site du Tricastin dans la Drôme, a été publié au Journal Officiel le 7 février.
Créée en 1973, l’usine qui exploitait une technologie d’enrichissement par diffusion gazeuse, aura contribué à l’alimentation en uranium enrichi d’une centaine de réacteurs en France et dans le monde jusqu’à son arrêt total en 2012 et son remplacement par GB II. Budgétées à hauteur d’1 milliard d’euros, les opérations de démantèlement devraient durer une trentaine d’années et réellement démarrer dans sept ans, le temps de construire les ateliers et les équipements nécessaires pour déconstruire le site.
Ces unités seront notamment utilisées pour la découpe des équipements industriels à l’aide de cisailles hydrauliques, la densification des éléments du procédé industriel et des équipements, l’objectif étant de réduire autant que possible les volumes et d’en assurer le conditionnement. Et l’enjeu est de taille puisque ce chantier concerne les 1 400 étages qui constituaient la cascade de diffusion, soit 160 000 tonnes d’acier, 30 000 tonnes d’équipements divers et plus de 1 300 kilomètres de tuyauteries.
Découvrez-le dans la vidéo réalisée ci-dessous par Orano.




