Dix jours après la résiliation par le gouvernement britannique d'un contrat de 1,4 milliard d'euros portant sur la fourniture de vaccins contre le Covid-19, Valneva semble bien décidé à aller de l'avant. La biotech franco-autrichienne a annoncé jeudi 23 septembre l'expansion des essais cliniques de phase III "Cov-Compare" pour son candidat vaccin, VLA2001. Lancée fin avril pour des résultats attendus au quatrième trimestre, celle-ci va désormais inclure des adolescents de 12 à 17 ans. Le laboratoire a par ailleurs commencé à administrer une dose de rappel aux participants des essais de phase I et II.
Négociations en cours
« Le groupe s’attelle également activement à étudier toute opportunité de fournir VLA2001 à d’autres clients, sous réserve de l’obtention de données positives pour l’essai Cov-Compare et d’une autorisation de mise sur le marché, a ajouté Valneva dans un communiqué. Nous sommes convaincus que de nombreux pays et des agences réglementaires voudront avoir accès à un vaccin inactivé contre la Covid-19 ». Le laboratoire est en effet le seul acteur européen à avoir misé sur cette technologie classique dans la lutte contre l'épidémie.
Au lendemain de la résiliation du contrat britannique, le gouvernement français avait ainsi assuré que l'Union européenne était toujours intéressée par le vaccin développé par Valneva. Les négociations avaient été interrompues en début d'année mais suivent aujourd'hui leurs cours. Les résultats des essais pourraient faire pencher la balance, sachant que l'entreprise a indiqué viser une efficacité supérieure à 80 %.
Avec Reuters (Sudip Kar-Gupta, rédigé par Jean-Stéphane Brosse, édité par Bertrand Boucey)


