Le Sydom (Syndicat départemental des ordures ménagères) de l'Aveyron a prévu la réalisation d'une unité de valorisation et de traitement des ordures ménagères. Le projet doit voir le jour sur la commune de Viviez (Aveyron). Le coup d'envoi des travaux, évalués à 57,6 millions, est programmé pour le mois de mai 2022. La mise en service est attendue pour le début de l'année 2025, avec la création de 38 emplois directs permanents.
Une capacité de 85 200 tonnes par an
L'implantation est prévue sur une parcelle de 50 400 m2, sur d'anciens terrains industriels dépollués, qui ne peuvent être affectés à aucune activité à vocation agricole, touristique ou résidentielle. Le permis de construire est acquis ainsi que l'ensemble des autorisations administratives requises. Le marché de réalisation et d'exploitation a été attribué dans le cadre d'un contrat de délégation de service public (pour une durée de 25 ans) au groupement Séché Environnement, Solena, Sévigné, via la constitution de la société dédiée, Solena Valorisation.
L'ambition est de traiter et de valoriser en Aveyron les bio-déchets issus des ordures ménagères non-valorisées (dites des sacs noirs) du département. Ces déchets étaient initialement acheminés vers le site de Trifyl, dans le Tarn. En amont de la nouvelle installation de Viviez, le Sydom a engagé une grande campagne de sensibilisation pour promouvoir les consignes de tri des déchets ménagers auprès des particuliers. En parallèle, un programme de modernisation du centre de tri des déchets de Millau (Aveyron), est aussi en cours de réalisation. L'ambition est de diminuer le volume des déchets qui seront dirigés vers Viviez, où la future usine est dimensionnée pour traiter à terme 85 200 tonnes de déchets par an.
La production de biogaz et de CSR
Le projet, baptisé Kerea, combinera sur un même site plusieurs types de valorisation, avec l'implantation d'équipements industriels complémentaires. Une zone de réception et de tri robotisé des sacs de bio-déchets doit permettre la récupération des dernières matières recyclables (plastiques, papiers-cartons, métaux ferreux et non-ferreux). Des surfaces seront dédiées à la valorisation organique, avec la production de compost normé.
La nouvelle usine hébergera aussi une unité de méthanisation pour du biogaz destiné à être injecté dans le réseau Teréga et une ligne de préparation de CSR (combustibles solides de récupération). L'objectif est de valoriser jusqu'à 70% des intrants pour éviter au maximum l'enfouissement. En complément de cette unité de traitement et de valorisation, le Sydom prévoit aussi la création d'une ISDND (Installation de stockage de déchets non-dangereux) sur un site voisin, où seront mis en enfouissement les 30% de déchets ultimes restant attendus.



