210 des 410 postes de l’usine U-Shin de Nevers (Nevers) sont menacés de suppression ainsi que cinq autres au siège de l’entreprise à Créteil (Val-de-Marne).
Le sous-traitant automobile, spécialiste de la production de verrous et antivols, détenu par le japonais MinebeaMitsumi, négocie avec les salariés depuis le 7 janvier après avoir annoncé un plan social en comité central d’entreprise le 16 décembre 2020. "Les discussions vont durer trois mois. La direction a pour objectif de réduire les effectifs à 198 emplois. Les premiers départs sont prévus en juillet 2021", regrette Laurent Blanchet, délégué syndical CGT et secrétaire du CSE à Nevers.
L’entreprise, qui compte PSA, Renault et de façon moins conséquente General Motors et Tesla parmi ses clients, a vu son chiffre d’affaires baisser ces dernières années passant de plus de 100 millions d’euros en 2013 à seulement 60 millions d’euros en 2019.
Des pistes de reconversion
La direction de U-Shin estime que le marché des verrous et antivols en Europe n’a plus d’avenir et veut se désengager de ce marché pour s’appuyer sur la fonderie. Tous les modèles imaginés par les constructeurs n’en comporte plus et à l’horizon 2030, il n’y en aura plus du tout.
De son côté, le syndicaliste reste vigilant : "Nous n’avons aucune garantie et on craint que les licenciements soient une façon de réduire les coûts pour nous vendre ensuite." Parallèlement à ces licenciements en France, le groupe ferme son usine espagnole à Abrera et licencie plus de 70 salariés.



