Le géant allemand de la chimie BASF propose désormais un polyéthersulfone (PESU) mis au point selon le principe du biomass balance. Baptisé Ultrason E 2010 BMB, il contribue à remplacer les ressources fossiles, à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à augmenter l’utilisation de matières premières renouvelables, participant ainsi à la réduction de l’empreinte carbone des industries de l’automobile, de l’électronique ou encore de la santé. Produit à partir de déchets organiques sur le site de Ludwigshafen (Allemagne), ce PESU bénéficie de la certification ISCC Plus, grâce à un procédé économe en ressource et alimenté en électricité 100 % verte. Concrètement, 50 % des matières premières fossiles utilisées conventionnellement dans la production du PESU sont désormais remplacées par des matières premières biocirculaires certifiées ISCC Plus.
« Avec cet ajout à notre portefeuille innovant Ultrason, nous voulons permettre à nos clients de se transformer de manière écologique [en se tournant] vers des solutions plus circulaires – et ce, le plus tôt possible dans leur parcours, pour atteindre leurs objectifs de durabilité », a commenté Erik Gubbels, du département Global Business Development Ultrason chez BASF. Autre avantage de ce produit : ses propriétés sont identiques à celles d’un PESU pétrosourcé; il est donc utilisable directement dans les chaînes de production existantes.
La présentation de ce produit fait écho à la récente déclaration du président de BASF, Markus Kamieth, lors de la conférence de présentation des résultats annuels du groupe : « La transformation verte doit être réinterprétée ». BASF avait ainsi réaffirmé son intérêt pour le concept de mass balance, dont le chimiste allemand a été un des premiers à prôner l'utilisation dans le secteur industriel.



