Thales signe enfin le contrat des satellites Galileo, Airbus reste dans l’attente

L'Europe a débloqué le gros contrat remporté par Thales Alenia Space pour la construction des nouveaux satellites Galileo. En revanche, l'accord entre l'Agence spatiale européenne (ESA) et Airbus semble toujours suspendu.

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Satellite Galileo Thales Alenia Space deuxième génération images de synthèse
La constellation de satellites Galileo assure un service de positionnement.

Soulagement pour Thales Alenia Space. Mercredi 3 mars, l’industriel franco-italien a annoncé qu’il avait finalement signé avec l’Agence spatiale européenne (ESA) le contrat de fabrication des satellites Galileo. L’accord important avait été suspendu fin janvier après une action en justice du groupe allemand OHB. La situation n’est pas encore débloquée pour Airbus.

Un contrat à 772 millions d'euros

Rappel des faits. En janvier, au terme d’un appel d’offres, l’ESA avait attribué à Airbus Defence & Space et Thales Alenia Space (co-entreprise détenue à 67 % par Thales et 33 % par Leonardo) deux contrats pour la fabrication de 12 satellites, soit six chacun. Il s’agit plus précisément des satellites Galileo de deuxième génération. Fournisseur exclusif de la première génération, OHB a contesté les résultats de la compétition. Ce qui a eu pour effet la suspension des deux (gros) contrats d’une valeur totale de 1,47 milliard d’euros.

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Thales Alenia Space ne fait pas référence à ce contentieux dans son communiqué mais visiblement les choses se sont arrangées. “Je remercie chaleureusement la Commission européenne et l’ESA pour leur confiance, qui permet à notre entreprise de participer à ce programme phare pour l’Europe”, salue le PDG de l’entreprise, Hervé Derrey. Le montant du contrat pour Thales Alenia Space s’élève à 772 millions d’euros.

Le suspense plane pour Airbus

L’industriel franco-italien prévoit de placer en orbite les premiers satellites d’ici à la fin de l’année 2024. La branche italienne de l’entreprise va assurer la maîtrise d’oeuvre du programme mais des sites seront également mobilisés en France, en Espagne et en Belgique. Une fois déployés, les satellites amélioreront la performance du système de positionnement Galileo.

Pour Airbus, le suspense plane. Selon le site spécialisé Space Intel Report, la Cour de justice de l’Union européenne n’a pas encore levé son ordre de suspension sur le contrat du groupe européen, dans l’attente d’une enquête plus approfondie sur le déroulement de l’appel d’offres. L’incertitude pourrait encore durer quelques temps. Le traitement des demandes d’annulation de décision peut en effet prendre jusqu’à 15 mois.

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