Technip Energies, LyondellBasell et CPChem vont tester le vapocraquage électrique au Texas

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Site Channelview de Lyondellbasell.
Channelview, Texas Complex

Technip Energies, LyondellBasell et Chevron Phillips Chemical (CPChem) ont annoncé la signature d'un protocole d'accord pour la construction d’une unité de démonstration utilisant la technologie de fours électriques de vapocraquage, eFurnace by T.EN, de Technip Energies. L'unité sera installée sur le site de LyondellBasell à Channelview, au Texas, aux Etats-Unis, avec pour vocation d’éprouver la technologie à l'échelle industrielle. Arnaud Pieton, directeur général de Technip Energies, s’est félicité « de faire équipe » avec LyondellBasell et CPChem pour concrétiser le développement de l'eFurnace by T.EN.  

Jusqu'à 90 % de réduction de GES

Les fours de vapocraquage jouent un rôle essentiel dans la production de produits chimiques de base par décomposition d’hydrocarbures (naphta, éthane) en oléfines et en aromatiques. Or ce procédé de craquage nécessite une température de plus de 850 °C, généralement apportée par l’usage de gaz naturel. Technip Energies, leader sur le marché de la production d'éthylène, a développé le concept et le design d’une technologie qui pourrait atteindre cette température en utilisant l'électricité comme source de chaleur. En utilisant de l'électricité renouvelable, ces fours de nouvelle génération pourraient contribuer à réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre, associées à la production d'oléfines, jusqu’à 90 % par rapport à l’usage d’un four conventionnel.

Une pétrochimie mondiale engagée dans la course à l'électrification

Depuis quelques années, l’industrie chimique multiplie les initiatives pour aller vers l'électrification des vapocraqueurs, toujours en partenariat. En 2019, un premier consortium, baptisé « cracker of the future », s’est constitué autour de Borealis, BP, LyondellBasell, Total, rejoints par la suite par Versalis et Repsol, pour étudier cette possibilité. En 2020, Dow et Shell ont lancé un accord de développement commun pour accélérer la technologie. Puis, ce fut le tour de BASF, Sabic et Linde, en mars 2021, avec l’annonce de la construction d’une unité de démonstration prévue pour 2023.  

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