Confronté, de par la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte, publiée au JO le 18 aout 2015, à l’obligation de réduire de 50% à l’horizon 2025 le volume de déchets admis en installation de stockage et dans le même temps, de porter à 65% les tonnages d’ordures ménagères orientées vers le recyclage, le Syndicat des Portes de Provence (structure en charge du traitement des déchets ménagers de 172 communes situées dans le sud de la Drôme et de l’Ardèche et du Nord-Vaucluse) a fait le choix de se doter d’un tout nouvel équipement.
Baptisée Syproval, cette usine, équipée de deux lignes de traitement distinctes, représente un investissement de 41 millions d’euros. En service depuis quelques mois, elle a officiellement été inaugurée le 10 septembre.
Basée à Malataverne au pied d’un parc éolien, elle a été conçue de manière à pouvoir traiter et valoriser chaque année 55 000 tonnes (ce qui représente la moitié du volume global) d’ordures ménagères, d’encombrants, de refus de tri de la collecte sélective et de déchet industriel banal qui étaient jusqu’à présent directement enfouis. Une deuxième partie de ce site permettra de produire des combustibles solides de récupération (CSR) issus de déchets non valorisables et donc de valoriser en énergie ce qui ne peut être recyclé. Ces CSR viendront se substituer aux combustibles fossiles utilisés dans des chaudières industrielles. Enfin, le volume résiduel sera encore réduit grâce au bio-séchage de la fraction organique.
Une trentaine de personnes assurera la gestion de ce site de 10000 m² dont l’exploitation a été confiée, dans le cadre d’une délégation de service public, au groupe Paprec jusqu’en 2040.



