Stellantis mobilise neuf usines françaises pour changer les airbags défectueux de ses Citroën C3 et DS 3

Stellantis a demandé lundi 17 février à 236 900 propriétaires de Citroën C3 et DS 3 d’arrêter de rouler tant que leur airbag défectueux, produit par l'équipementier japonais Takata, n’est pas remplacé. Cette mesure concernait jusque-là les véhicules du sud de la France et des outre-mer. Neuf usines françaises du groupe Stellantis sont mobilisées pour procéder au remplacement des airbags.

Réservé aux abonnés
AFP NE PAS REUTILISER FRANCE Citroën airbags
Les airbags défaillants de l'équipementier japonais Takata équipent de nombreux modèles de véhicules en France, notamment les Citroën C3 et DS3 du constructeur Stellantis.

236 900 Citroën C3 et DS 3 doivent arrêter de rouler. Les marques du groupe Stellantis avaient déjà invité en janvier les propriétaires de ces voitures à changer leur airbag défaillant produit par Takata. Lundi 17 février, le constructeur demande désormais leur immobilisation – un «stop drive» – tant que le véhicule n’est pas repassé par le garage. Neuf usines en France sont mobilisées pour effectuer les réparations : les sites de Rennes (Ille-et-Vilaine), Poissy (Yvelines), Sochaux (Doubs), Mulhouse (Haut-Rhin), Metz-Tremery (Moselle), Charleville-Mezières (Ardennes), Hordain, Valenciennes (Nord) et Douvrin (Pas-de-Calais), a précisé un porte-parole du groupe.

Neuf usines mobilisées en France

Cette campagne concerne des véhicules vendus entre 2009 et 2013 de la moitié nord de la France. Stellantis prévoit que tous les véhicules rappelés pourront être réparés en deux mois, car les airbags de remplacement sont disponibles. Ces derniers sont fournis par Joyson Safety, l’équipementier issu de la fusion de Takata et KSS en 2018. «Dans chacun des neuf sites industriels, une dizaine de personnes sont mobilisées, a ajouté le porte-parole. Ils sont capables de changer 50 airbags par jour, une tâche simple réalisée en environ 30 minutes.»

Les campagnes de rappel des constructeurs se multiplient, mais Stellantis est parmi les plus affectés par cette défaillance. Cette nouvelle campagne est la deuxième qui demande l’immobilisation complète des véhicules. Elle a été décidée après qu’un prélèvement sur un airbag en Loire-Atlantique indique une détérioration plus avancée qu’escompté. «Nous appliquons le cas du principe de précaution, nous avons décidé de bloquer aux garages tous nos véhicules», souligne le porte-parole.

Les remplacements "quasi terminés" dans le sud de la France

Le premier «stop drive» a été lancé en mai 2024 dans le sud de l'Europe et au Maghreb, et Stellantis considère que «l'opération est quasi terminée dans le sud de la France, avec 228 000 voitures réparées.» Les véhicules restants, vendus entre 2014 et 2019 dans le nord de la France et d'autres pays d'Europe, doivent toujours être rappelés prochainement, mais sans immobilisation.

Depuis début 2014, les constructeurs automobiles rappellent leurs véhicules équipés d'airbags produits par l'équipementier automobile japonais Takata, car ils sont susceptibles d’exploser dans l’habitacle du véhicule en projetant des morceaux métalliques. En cause, le nitrate d’ammonium utilisé pour assurer le gonflage des «coussins de protection» des airbags Takata. Cet agent chimique - bon marché, que l'on retrouve dans la composition d'engrais et d'explosifs - devient particulièrement instable une fois exposé longuement à la chaleur et à l’humidité. En France, ils sont responsables d’au moins onze morts, dont dix dans les départements d’outre-mer, où les conditions climatiques peuvent les dégrader plus rapidement.

Abonnés
Le baromètre de l’auto
Suivez l’évolution des marchés automobiles français et européen mois après mois grâce à notre tableau de bord.
Nos infographiesOpens in new window
Newsletter La Quotidienne
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.
Les webinars
Les services L'Usine Nouvelle
Détectez vos opportunités d’affaires
Trouvez des produits et des fournisseurs