Stellantis injecte 60 millions d’euros dans son usine de boîtes de vitesse à Metz

Le constructeur automobile Stellantis investit 60 millions d’euros à Metz (Moselle) dans la fabrication de sous-ensembles indispensables aux nouvelles boîtes de vitesse électrifiées qu’il assemble déjà sur place en co-entreprise avec Punch Powertrain (filiale du groupe chinois Yinyi).

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Stellantis Metz
La co-entreprise entre Stellantis et Punch Powertrain assemble des boîtes de vitesse électrifiées depuis mai 2023 à Metz.

A Metz (Moselle), le site d’assemblage de boîtes de vitesse du groupe Stellantis va bénéficier d’un investissement inattendu de 60 millions d’euros. Le constructeur automobile français a présenté son plan le 1er décembre aux représentants des 800 salariés de l’usine lorraine. Cinq nouvelles lignes devraient donc y être installées dans les prochains mois, en vue de fabriquer les éléments mécaniques indispensables aux nouvelles boîtes de vitesse électrifiées. Il s’agit d’embrayages, de différentiels et des modules hydrauliques, a appris L'Usine Nouvelle auprès des syndicats.

Cette nouvelle activité, dont le démarrage est prévu à l’automne 2024, devrait entraîner le transfert d’environ 80 salariés travaillant actuellement sur les lignes «historiques» de boîtes de vitesse mécaniques.

Alimenter la co-entreprise avec Punch Powertrain

Les futurs composants viendront alimenter la co-entreprise E-transmissions créée par Stellantis et Punch Powertrain (filiale du groupe chinois Yinyi). Cette co-entreprise a en effet démarré en mai dernier, sur le site de Metz, la production en série d’une boîte de vitesse électrifiée destinée à l’hybridation légère. Cette boite de vitesse baptisée «e-DCT» est couplée à un moteur essence, afin d’offrir un gain de 15% en consommation énergétique, une technologique qui pourrait constituer le standard des ventes en 2025, selon Stellantis.

Ces composants mécaniques sont pour le moment livrés par le site Stellantis de Saint-Truden, en Belgique. Leur fabrication à Metz accompagnera la montée en puissance de l’activité dont la vitesse de croisière devrait s’établir à termes à 600 000 boîtes de vitesse électrifiées par an.

Transferts de salariés

Les représentants des salariés de Stellantis se félicitent de cette annonce synonyme de pérennité de l’emploi. Comme le rappelle Philippe Petry, délégué syndical CFDT, «la fin du véhicule thermique va entraîner l’arrêt de l’assemblage de boîtes de vitesse mécaniques». Or seulement, une partie des salariés Stellantis de Metz a vocation à migrer vers la co-entreprise E-transmissions qui emploie pour le moment 150 salariés et 250 intérimaires. «La mise en service des nouvelles lignes de composants mécaniques va permettre aux salariés Stellantis de démontrer l’étendue de leurs savoir-faire, ce qui suscitera, nous l’espérons, une montée en puissance de l’activité et donc la création de nouveaux emplois», conclut le délégué syndical.

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