Stellantis accélère dans le logiciel. Le constructeur, né de la fusion entre PSA et Fiat-Chrysler Automobiles (FCA), a créé une coentreprise avec Foxconn, baptisée Mobile Drive, pour plancher sur les cockpits numériques et sur les services connectés personnalisés. De quoi améliorer l’expérience à bord, aussi bien pour le conducteur que pour les passagers.
Stellantis et son allié taïwanais veulent mettre à profit l’intelligence artificielle et des outils tels que la reconnaissance biométrique, notamment, dans leurs offres futures. Ces innovations pourront équiper les modèles des quatorze marques de Stellantis, parmi lesquelles figurent Fiat, Peugeot et Maserati, mais également ceux d’autres constructeurs, puisque Mobile Drive opérera comme un fournisseur automobile.
Ce faisant, Stellantis accélère sa conversion en acteur du logiciel, à l’image de l’ensemble du secteur. Renault a récemment créé un écosystème ouvert, la Software République, tandis que Volkswagen se montre déterminé à développer en interne ces compétences. Grâce à sa division Car.Software, le géant allemand veut faire grimper à 60 % la part des logiciels conçus en interne en 2025. Avec Foxconn, Stellantis privilégie la vitesse de mise sur le marché des futures solutions. Connu pour être le principal assembleur de l’iPhone d’Apple, le groupe taïwanais veut capitaliser sur le savoir-faire acquis dans l’électronique grand public pour attaquer l’automobile. Avant Stellantis, il a déjà noué des relations avec de jeunes constructeurs tels que Byton et Fisker, ainsi qu’avec le chinois Geely, propriétaire de Volvo.



