Start-up de la chimie : Faut-il construire sa propre usine ?

NL chimie
Construire son usine reste le Graal, mais ce n'est pas toujours le chemin emprunté.

Industrialiser ou pas ? C’est la question que finissent par se poser toutes les start-up de la chimie, une fois que la mise au point de leur nouveau procédé a été validée au stade pilote. La construction de leur propre usine représente cependant le Graal. Pour y parvenir, un chemin semé de défis attend ces start-up : quête du foncier, compétences, des financements… Une ascension longue et difficile, comme nous l’explique cette dernière enquête d’InfoChimie, au détour de laquelle bon nombre de sociétés font aussi appel à des façonniers pour dérisquer leurs projets, tout en bénéficiant d'une expertise industrielle précieuse. Reste enfin la concession de licence. Une option moins regardée mais qu’il convient toujours d’étudier.

Le cas de Circul’Egg qui recycle des coquilles d’œufs

Cco-fondateur et président de Circul'Egg, Yacine Kabeche, pense à la construction de plusieurs giga-factories en Europe pour traiter la quasi-totalité du gisement de coquilles d'œufs, sources de carbonate de calcium, de collagène et d’acide hyaluronique. Mais avant d’y songer, il veut pousser son unité pilote à son maximum de sa capacité et atteindre la rentabilité pour pouvoir participer au financement de son projet.

À Béthune, Mecaware va construire sa première unité semi-industrielle

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La cleantech lyonnaise Mecaware, spécialisée dans le recyclage et le réemploi des métaux stratégiques des batteries de véhicules électriques, s’est décidée. Elle a annoncé l'implantation de sa première unité semi-industrielle à Béthune (Hauts-de-France), d'ici à la fin 2025. Sa technologie propriétaire, basée sur la chimie supramoléculaire, permet d'extraire sélectivement et à la suite L'objectif étant de réintroduire les métaux contenus dans la blackmass (mélange de métaux extraits de batteries broyées) dans la chaîne d'approvisionnement de l'Europe qui dépend à 96 % des importations asiatiques.

Ecoat lève 21 millions d’euros pour financer une troisième ligne à Roussillon

Après un triplement de sa production en 2023 pour atteindre 15 000 t/an, la société innovante Ecoat, spécialisée dans les résines alkydes biosourcées et bas-carbone, compte doubler à nouveau la capacité de son usine, installée sur la plateforme de Roussillon, en Isère, depuis 2014. Créée trois ans plus tôt, la société avait consacré ses premières années au développement de produits avant de se lancer dans l’industrialisation sur une plateforme chimique Seveso, offrant tous les services et utilités nécessaires au bon fonctionnement d’une unité industrielle.

SurfactGreen choisit la sous-traitance

Spécialisé dans les tensioactifs cationiques biosourcés, la start-up rennaise SurfactGreen vient d’inaugurer une unité de démonstration à Semoy, sur le site d’Orrion Chemicals Orgaform (OCO), pour assurer sa production. Cette unité qui a représenté un investissement de 4,2 millions d’euros permettra de produire 800 t/an de produits dans les locaux de ce spécialiste de la chimie de spécialité qui dédie plus de la moitié de son activité à la production à façon.

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